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Ceci est la retranscription du livre
qui a sans doute aidé le plus aux "Hommes" à prendre conscience de la réalité extraterrestre.
Ces écrits sont incontournables et doivent
être parcourus par le plus de monde possible.
Bien sûr tout n'est peut-être pas vrai, mais
le principal c'est que le message soit là !
Monsieur Paul Hellyer, ancien Ministre de
la Défense du Canada peut lui aussi remercier Monsieur Corso !
Merci Monsieur Corso.
Le groupe OVNI007.
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Qui est Philip Corso ?
Philip Corso était un officier des
renseignements dans l'armée Américaine. Il a fait parti de l'équipe du Général Mac Arthur en Corée. Plus tard, il a travaillé
comme Lieutenant Colonel au Bureau de Sécurité Nationale du Président Dwight. D. Eisenhower.
Pendant les 21 ans de sa carrière
militaire, Corso a été décoré plus de 90 fois. Il est parti à la retraite en 1963 et s'est mit au service des Sénateurs James
Eastland et Strom Thurmond comme membre d'une équipe spécialisée dans la sécurité Nationale.
Depuis, il a travaillé dans le secteur
privé comme consultant. Il est apparu récemment dans une émission comme expert sur les vols de U2 au-dessus de la Russie pendant
la Guerre Froide.

THE
DAY AFTER ROSWELL
(LE JOUR APRÈS ROSWELL)
Colonel Philip Corso.
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CHAPITRES:
1
- Introduction 2 -
Le désert de Roswell 3
- Convoi pour fort Riley 4
- Les objets de Roswell 5
- À l'intérieur du Pentagone, au bureau des R&D 6
- Le cover-up 7 - La stratégie 8
- L'EBE 9
- Les projets démarrent 10
- Intentions hostiles et l'autre Guerre Froide 11
- Le programme U2 et le projet Corona 12
- Le projet Moon Base (Base Lunaire) 13
- La puce à circuit intégré 14
- Le laser
15 - Le projet missile anti-missile 16 - Ma dernière année
au R&D 17 - Le rayon de la mort de Tesla et le canon à particules accélérées 18 - Star Wars 19 - Conclusion
*****************
Chapitre 1
INTRODUCTION
En 1960 et pendant deux ans , le Lieutenant Colonel Philip Corso a mené
une double vie. Il travaillait au Bureau des Technologies Etrangères au Pentagone, armée des R&D ( Recherche et développement
). Son travail habituel constituait à enquêter sur les technologies des autres pays, comme par exemple l’hélicoptère
développé par l'armée Française, et de les adapter à leurs propres technologies afin de préserver la vie des militaires sur
le terrain.
Corso lisait des rapports techniques et rencontrait des ingénieurs de
l'armée afin de budgéter les projets à venir. Il envoyait des rapports à son patron, le Lieutenant Général Arthur Trudeau,
chef de l'armée des R&D. Celui-ci avait la responsabilité de 3000 personnes travaillants sur différents projets plus ou
moins avancés.
En surface, pour les hommes du Congrés qui surveillaient comment l'argent
était dépensée, tout cela n'était que routine.
Une partie du travail de Corso était celle d'un officier des renseignements
et de conseiller pour le Général Trudeau.C'était un travail qu'il connaissait bien pour l'avoir pratiqué pendant la Guerre
de Corée. Au Pentagone, il travaillait sur les sujets les plus secrets, il avait accés à tous les documents classifiés et
en faisait par au Général Trudeau.
Comme officier des renseignements, il savait que les plus grandes institutions
Gouvernementales étaient infiltrées par le KGB et que cette "police étrangère" était directement dirigée par le Kremlin.
Mais derrière toutes ces taches , Corso eut la responsabilité du secret
le plus gardé: Les dossiers sur Roswell. C'est-à-dire la récupération de débris et des informations sur comment l'équipe de
récupération du 509éme Groupe à Roswell, avait récupéré l'épave d'une soucoupe volante qui s'était écrasée au Nouveau
Mexique.
Le dossier Roswell était l’héritage de ce qui c'était passé dans
les heures et les jours aprés l'écrasement et aprés le cover-up mise en place par le Gouvernement.
Corso n'était pas à Roswell en 1947 et n'en avait même pas entendu parler
à ce moment-là tellement c'était secret, même à l’intérieur de l'armée.
Les militaires ont pensés, au début, que l'appareil était une arme secréte
Soviétique parce qu'elle avait une certaine ressemblance avec la forme des ailes volantes Horton. Et si les Soviétiques avaient
développés leur propre version de cet appareil ?
Les différentes histoires sur Roswell varient dans les détails.Comme
Corso n'était pas là-bas, il a entendu des versions parlants de campeurs, d'archéologues ou du fermier Mac Brazel trouvant
l'épave.
Corso a lu différents rapports militaires sur différents crashs à différents
endroits à proximité de la zone militaire de Roswell, comme San-Augustin ou Corona et d'un site dans la ville même.
Tous ces rapports étaient classifiés et donc Corso ne fit aucunes copies
et ne conserva aucuns de ces rapports après son départ de l'armée.
Quelquefois, les dates du crash varient d'un rapport à l'autre, le 2,
3 ou 4 Juillet 1947.
En 1961, les informations top-secrétes sur Roswell arrivérent en possession
de Corso à son bureau des R&D. Le Général Trudeau voulait que celui-ci incorpore la technologie de Roswell dans les développements
d'armes en cours. Aujourd'hui, des choses comme les lasers, les circuits intégrés, la fibre optique, le faisceau à particules
accélérées et le Kevlar dans les gilets "pare-balles" proviennent de cela.
Dans les heures confuses qui ont suivies la découverte de l'appareil
à Roswell, l'armée détermina qu'en absence de toute autre information, l'objet devait être extraterrestre. De fait, ce vaisseau
et d'autres devaient surveiller les installations défensives Américaines. Ces ovnis avaient des intentions hostiles et pouvaient
même avoir interférer dans le déroulement de la Deuxième Guerre Mondiale.
L'armée estimait qu'à cause de ces événements et à cause des mutilations
de bétails , ils pouvaient être des ennemis potentiels. Dans le même temps, les USA entraient en Guerre Froide avec les Soviétiques
et le KGB infiltrait leurs agences.
Les militaires se trouvaient confrontés à deux lignes de fronts, une
guerre contre les communistes et une guerre contre les extraterrestres qui pouvaient être un bien plus grand problème que
les communistes. Alors, l'armée a utilisé la technologie des extraterrestres contre eux, en l'adaptant pour créer un systéme
de défense spatiale.
Croyez-le ou pas, voici l'histoire de ce qui c'est passé dans les jours
qui ont suivis Roswell et comment un petit groupe d'officiers militaires des renseignements ont changé l'histoire de l'homme. =====
chapitre 2
LE DESERT DE ROSWELL
Corso a entendu beaucoup de versions différentes de l'accident de Roswell.
Beaucoup d'entres elles racontaient ceci: Pendant toute la nuit du 1er Juillet, les radars du 509e Groupe de Roswell, pistèrent
d'étranges bips. Les radars étaient proches de White Sands, là où il y avait des essais de lancement de V2 Allemands à la
fin de la Guerre et où il y avait aussi des essais nucléaires à Alamogordo.
Ces bips apparaissaient à un coin de l'écran et traversaient l'écran
à une vitesse incroyable pour disparaître ensuite dans un autre coin de l'écran. Puis cela recommencait. Aucuns appareils
humains ne pouvaient se déplacer aussi vite et changer de direction si rapidement. Ou c'était un appareil ou c'était une anomalie
des radars due aux puissants éclairs de l'orage. C'est pourquoi les opérateurs radars recalibrèrent les appareils sans trouver
de problèmes particuliers. Les observations furent confirmées par la base de White Sands.
Pendant toute la nuit et la nuit suivante, les services des renseignements
de l'armée restèrent en alerte de haut niveau parce que quelque chose d'étrange se passait à l'extérieur. Il fut présumé que
ces appareils inconnus étaient hostiles et des services de renseignements furent envoyés à Roswell, au 509e Groupe, là où
l'activité semblait se concentrer.
Les observations radars continuèrent la nuit suivante. Pendant ce temps,
Dan Wilmot, propriétaire d'un magasin à Roswell, se tenait assis sur son perron, après dîné, pour regarder les éclairs au
loin. Peu aprés 22h00, les éclairs devinrent plus intenses. Dan et sa femme regardaient le spectacle quand ils virent un objet
ovale et lumineux passer au-dessus de leur maison et disparaître vers le Nord-Est. Cela passa aussi au dessus de Monsieur
Steve Robinson alors qu'il conduisait son camion de lait sur la route au Nord de la ville. Robinson vit un objet ovale lumineux
passer à très grande vitesse. Les bips radars continuèrent à s'intensifier jusqu'à ce que cela devienne une violation aérienne
continuelle. Maintenant, cela devenait plus sérieux. Il était évident aux Commandants de la base qu'ils étaient sous surveillance
et qu'ils pouvaient présumer que c'était hostile.
Les officiers de la base pensaient que cela pouvait être des Russes espionnants
la base nucléaire et son site de lancement de missiles. Mais maintenant, le service de contre-espionnage le plus secret, qui
opérait en 1947, aussi bien dans le civil que dans l'armée envoya du personnel à l'extérieur de Roswell. Le personnel du CIC
arriva de Washington par avion, se changa avec des vêtements civils pour enquêter sur les activités de l'ennemi dans le secteur.
Ces personnes rejoignirent les officiers des renseignements de la base, comme Jesse Marcel ou Steve Arnold.
Dans l’après-midi du 4 Juillet 1947, les opérateurs radars notérent
que les objets sur les écrans semblaient changer de forme. Ils émettaient des impulsions. Ils semblaient devenir plus lumineux
et ensuite moins lumineux alors que d'énormes éclairs explosaient dans le désert.
Steve Arnold qui se trouvait dans la tour de controle, vit un objet sur
l'écran disparaître quelques instants puis réapparaître et exploser dans une brillante fluorescence blanche et enfin disparaître.
L'écran était vide, les bips avaient disparus. Les controleurs et les
officiers du CIC pensèrent tous la même chose: UN OBJET S'ÉTAIT ÉCRASÉ. Alors que l'opérateur radar donnait l'information
au Colonel Blanchard, l'équipe du CIC avait déjà mobilisé une équipe de récupération pour baliser et sécuriser la zone de
l'écrasement .
Ils pensaient que c'était un appareil ennemi venu prendre des photos
de la base. Ils voulaient tenir les civils à l'écart au cas ou un fuite radioactive du systéme de propulsion de l'appareil
se produirait. En fait, personne ne connaissait le systéme de propulsion de cet appareil.
Blanchard donna l'ordre à l'équipe de récupération d'aller sur les lieux
le plus vite possible et d'emmener avec elle tout l'équipement nocturne possible ainsi que des camions et une grue.
Si c'était un écrasement, il voulait ranger l'épave dans un hangar avant
que les civils mettent la main dessus et racontent tout aux journeaux.
Mais les controleurs de la base n'étaient pas les seuls à avoir vu un
appareil s'écraser dans le désert. Des fermiers, des familles en camping dans le désert et des habitants de la ville avaient
vu un appareil exploser dans une grande lumière et tomber sur le sol vers Corona.
George Wilcox, le Shériff de la ville, commenca à recevoir des appels,
après minuit, comme quoi un avion s'était écrasé dans le désert. Wilcox appela les pompiers de Roswell dès qu'il eut une localisation
approximative du lieu de l'accident.
Trouver le site de l'écrasement ne fut pas bien long, un groupe de chasseurs
de vestiges Indiens, campait dans le désert, au Nord de roswell, et avait vu aussi la lumière pulsante et entendut un sifflement.
Ces chasseurs avaient ressenti l'étrange secousse au moment de l'écrasement à peu de distance d'eux. Avant d'inspecter l'étrange
épave fumante, ils avaient appelé le Shériff Wilcox et lui avaient donné la position de l'accident. Wilcox envoya les pompiers
à un point situé à 60 kms au Nord-Ouest de Roswell.
Vers 04h30 du matin, un convoi de pompiers accompagné par des policiers
prit la route de Pine Lodge dans le désert.
Ils ne savaient pas qu'une équipe de militaires était aussi sur la route.
L'équipe militaire arriva la première. Un Lieutenant, dans la jeep de tète, posta des sentinelles et des lampes tempêtes furent
installées autour de la zone.
Là, Arnold eut sa première vue de l'épave. Ce n'était pas réelement une
épave, en tout cas pas celle d'un avion qu'il ne connaisse. Dans l'obscurité, le vaisseau de couleur foncée, semblait intact
et n'avait pas perdu de grandes pièces. La zone était pleine de petits débris mais le vaisseau lui-même ne semblait pas abîmé.
Les militaires installérent des projecteurs reliés à un générateur autour
du site pour compléter l'éclairage des lampes-tempêtes. Sous cette lumière, Arnold put voir que l'objet avait une forme d'aile
delta. Il était en un seul morceau même si son nez était profondément enfoncé dans le sol et que sa queue se tenait haute
dans le ciel. Avec cette lumière, le terrain ressemblait à un terrain de football avant une partie (en) nocturne.
Pour Arnold, cela ressemblait plutôt à un atterrissage forcé parce que
l'appareil était intact même s’il avait une fissure sur toute sa longueur et qu'il faisait un angle de 45° avec le sol.
Il ressemblait plus à une aile volante qu'à une soucoupe volante. Il était petit et avait deux ailerons de queue qui pointaient
vers le haut et vers le bas.
Dans l'ombre, Arnold vit des créatures, de 1,2 mètres de hauteur
environ , étalées sur le sol."Qui sont ces gens ?" entendit dire Arnold, alors que l'équipe médicale approchait, avec des
brancards, près de la lacération le long du vaisseau à travers laquelle les corps avaient été, apparemment, éjectés.
Arnold regarda autour du périmètre de lumière et vit une autre créature
immobile et une autre appuyée contre un petit monticule de sable. Il y avait cinq créatures à côté de l'ouverture dans l'appareil.
Les techniciens constatèrent l'abscence de radiations et les médecins coururent vers les corps avec leurs brancards.
Arnold regarda à travers la déchirure du vaisseau et leva les yeux. De
l’intérieur, c'est comme s'il faisait jour à l’extérieur. Pour être sûr, Arnold jeta un oeil à l'extérieur et
il faisait trop sombre pour appeler cela l'aube, mais à travers l'appareil, Arnold pouvait voir de la lumière. Pas celle de
l'aube ou celle des projecteurs, mais néammoins de la lumière. Il n'avait jamais vu cela auparavant et il se demandait si
cela pouvait être une arme que les Russes avaient développés.
Le site de l'écrasement était un véritable chaos. Il y avait des techniciens
avec des taches spécifiques, des médecins, des radios opérateurs, des sentinelles, et d'autres. Tous étaient estomaqués. Ils
n'avaient jamais vu rien de tel auparavant.
"Hé! il y en a un de vivant ! " entendit Arnold , et il se tourna pour
voir une des petites créatures se démener sur le sol. Avec le reste des médecins, il courut vers elle et la regarda frémir
et pousser un cri qui résonnait non pas dans l'air mais dans son cerveau. Il n'entendit rien avec ses oreilles mais sentit
comme une onde de folie alors que la créature se convulsait par terre en tournant la tête d'un côté à l'autre comme si elle
étouffait.
C'est là qu'il entendit le cri d'une sentinelle , " Hé! Toi!" et il se
retourna vers le côté opposé du site qui se trouvait dans l'obscurité." Halte ! " hurla la sentinelle à la petite créature
qui essayait de grimper désespérément au-dessus de la colline." Halte ! " hurla à nouveau la sentinelle tout en brandissant
son arme M1. D'autres soldats coururent vers la colline alors que la créature glissait dans le sable et recommençait à grimper.
" Non ! " . Un des officiers tira. Arnold ne put voir lequel avait tiré
mais il était trop tard. Il y eu une salve de coup de feux provenants des soldats nerveux et la petite créature roula sur
le sol, comme une poupée, sous l'impact des balles.
" Merde ! " cracha à nouveau l'officier, " Arnold, vous et vos hommes
partez d'ici et allez stopper les civils qui s'approchent du périmètre."
Il annonca qu'un petit convoi de véhicules approchait. Ensuite, il appela,
au loin, " Médecins ! ".
Les médecins chargèrent la créature sur une civière et Arnold installa
du personnel du CIC pour bloquer l'entrée du site. Il entendit l'officier ordonner aux médecins de charger les corps sur des
civières puis de les mettre à l’arrière des camions GMC et de les emmener à la base immédiatement.
" Sergent ! ", dit-il, "je veux que vos hommes mettent tout ce
qui peut étre ramassé dans les camions et embarquez moi ce damné...quoi que ce soit.", il indiquait l'objet en forme d'aile
Delta, "avec la grue et emmenez-le. Je veux cet endroit reluisant de propreté. Rien ne c'est passé ici, vous comprenez ?".
Et les soldats ont formé une ligne pour ramasser tous les débris sur le site.
Une équipe de MP fut envoyée au devant du convoi de civils qui approchait
du site. Ils fixérent leurs bayonnettes, chargérent leurs M1 et les tendirent droit devant eux.
Dan Dwyer, un des pompiers du convoi, put voir un oasis de lumière dans
l'obscurité. Son petit convoi roulait avec les gyrophares mais sans les sirènes. On lui avait dit que c'était un avion crashsé
(écrasé).
Alors qu'il approchait de la zone lumineuse, qui ressemblait plus à un
parc d'attractions qu'à un écrasement d'avion, il put voir les soldats en cercle autour de l'objet. En s'approchant encore,
il put voir l'objet en forme d'aile Delta.
Trois ou quatre soldats chargeaient l'objet sur un camion et le fixé
avec des chaines et des cables.
Pour quelque chose qui était tombé du ciel, c'était indemne. Puis les
soldats recouvrirent l'objet avec une bâche et il fut totalement camouflé. Un Capitaine de l'armée s'approcha et derrière
lui se tenait une ligne de soldats armés, bayonettes au canons, et avec des sigles MP sur leurs bras.
" Vos gars peuvent repartir " dit le Capitaine à un officier de police
de Roswell , " Nous avons sécurisé la zone".
"Et les blessés ?" demanda le policier." Pas de blessés, nous avons tout
sous controle." répondit le Capitaine. Mais Dwyer put voir des petits corps sur les brancards chargés dans les camions. Deux
d'entre eux se trouvaient dans des sacs à cadavres, mais un était attaché à son brancard. L'officier de police vit cela aussi.
Celui-la semblait vivant. "Et à propos d'eux ?" demanda-t'il.
" Hé! chargez ces choses !" dit le Capitaine aux hommes en train de charger
les brancards dans les camions. "Vous n'avez rien vu ce soir officier ! ".
Dwyer, qui connaissait le personnel de Roswell, reconnut Jesse Marcel.
Il vit aussi les débris à l’arrière des camions. Dwyer descendit de son camion et contourna la ligne de soldats dans
la zone sombre. Il y avait tellement de confusion que Dwyer se doutait que personne ne ferait attention à lui pendant qu'il
jetterait un oeil.
Il alla derrière un camion et regarda directement dans les yeux de la créature
attachée sur le brancard. Elle n'était pas plus grande qu'un enfant, pensa-t'il, mais ce n'était pas un enfant. Une tête en
forme de ballon et disproportionnée. Elle ne ressemblait pas à un humain bien qu'elle ait des caractéristiques humanoïdes.
Ses yeux étaient larges, noirs et inclinés. Ses oreilles étaient juste des petites rainures sur les côtés de la tête. Sa bouche
et son nez étaient très petits. La couleur de la créature était marron-gris et elle était complètement chauve. Elle le regarda
comme si elle était un animal prit au piège qui demande de l'aide. Elle ne produisait aucun son mais Dwyer comprit qu'elle
savait qu'elle était en train de mourir.
Dwyer put voir les débris sur le sol qui provenaient de l'appareil. Il
pouvait voir ces débris répandus dans le petit cratère et dans l'obscurité derrière les projecteurs. Des soldats marchaient
à quatres pattes et ramassaient dans des sacs tout les débris. D'autres, devant eux, marchaient avec des détecteurs de métaux.
Il lui sembla qu'ils nettoyaient la zone. Dwyer ramassa un morceau métallique
qui brillait dans le sable. Il le prit dans son poing et le roula en boule. Puis il le relacha et le morceau reprit sa forme
originale, sans aucuns plis. Il mit ce morceau dans sa poche pour le ramener à la caserne afin de le montrer à sa fille.
Un sergent MP s'approcha de lui et lui dit," Hé vous ! que diable faite
vous ici ?". "Je fais parti de la compagnie des pompiers" répondit-il le plus innocemment possible. "Hé bien vous mettez votre
cul de civil dans votre camion et vous partez d'ici" ordonna-t'il "Avez-vous prit quelque chose ?". " Pas moi, Sergent" dit
Dwyer.
Alors le sergent l'agrippa et l'emmena jusqu'au Major qui donnait des
ordres à côté du générateur alimentant les projecteurs. Il reconnut Jesse Marcel, un habitant de Roswell.
"J'ai attrapé ce pompier en train de flanner autour des débris, Monsieur
" dit le sergent.
Marcel reconnut Dwyer, bien qu'ils ne soient pas amis. Il lui jeta un
regard tendu et lui dit "Vous devez partir d'ici et ne dire à personne ou vous étiez ni ce que vous avez vu". Dwyer hocha
la tête. Marcel se tourna vers le sergent et dit, "Sergent, conduisez le jusqu'à son camion et faite le partir."
Dwyer remonta dans son camion et dit au chauffeur de revenir à la caserne."Vous
avez l'ordre de quitter cet endroit" dit le sergent "tout de suite!".
Le camion transportant l'objet avait déjà traversé la ville de Roswell
endormie. L'observation d'un grand objet baché derrière un camion militaire n'avait rien d'inhabituel. Le soleil commençait
à se lever lorsque le camion franchit la porte de la base du 509ème groupe.
Roy Danzer, plombier, qui avait travaillé toute la nuit sur la tuyauterie
de la base, savait que quelque chose se passait à cause du convoi de camions dans l'obscurité. Il se trouvait à l'Hôpital
de la base pour fumer une cigarette et pour se faire soigner une coupure faite quelques jours plus tôt.
C'est pendant cette pause qu'il vit que l'agitation à la porte de la
base s'était transformée en un tourbillon de soldats pressés et qu'un groupe de MP poussaient la foule afin de créer un passage.
Ensuite cette foule alla directement vers l'Hôpital, droit vers l'endroit où se tenait Roy. Personne ne lui dit de se pousser
ou de partir. En fait, personne ne lui parla.
Roy en regardant les soldats passer, vit la créature attachée au brancard
et portée par deux soldats. Ceux-ci entrèrent directement dans l'Hôpital. Pendant leur passage, Roy regarda la créature, la
créature regarda Roy et Roy sut en un instant que ce qu'il regardait n'était pas humain. C'était une créature venant d'ailleurs.
Le regard implorant sur le visage de cette créature et le sentiment de
douleur et de souffrance que Roy vit et ressentit dans son cerveau, lui fit comprendre que c'était la fin pour elle. Elle
ne parlait pas et bougeait à peine. Les deux porteurs jetèrent un regard mauvais à Roy en passant à côté de lui.
"Mais qu'est ce que c'est que ça ?" demanda-t'il à personne en particulier.
Deux MP l’attrapèrent brutalement et l’emmenèrent jusqu'à un officier, un Capitaine pensa-t'il, qui posa le doigt
sur le visage de Roy et lui hurla dans les oreilles, "Qui êtes-vous Monsieur ?". Sans attendre de réponse, les deux
autres officiers lui demandèrent avec qu'elle autorisation il se trouvait dans la base.
Ces gars ne blaguaient pas et Danzer pensa qu'il ne reverrait jamais
sa famille. Il était effrayé. Mais un Major s'approcha et brisa la tension." Je connais ce gars", dit-il, "Il travaille ici
avec d'autres, il est OK".
"Monsieur" dit le Capitaine mais le Major le prit par le bras et Danzer
put les voir discuter un peu plus loin et le regarder. Le visage cramoisie du Capitaine retrouva peu à peu sa couleur normale
et les deux hommes retournèrent à l'endoit où les deux MP plaquaient Danzer contre le mur.
"Vous n'avez rien vu, vous comprenez ?" dit le Capitaine à Danzer qui
hocha la tête, "Vous ne direz rien, ni à votre famille, ni à vos amis, vous comprenez ?". "Oui, Monsieur" dit Danzer. Il était
moins effrayé maintenant.
"Nous saurons quand vous parlerez, nous saurons ce que vous aurez dit et
alors tout de vous disparaîtra, tout simplement". "Capitaine !" le coupa le Major." Monsieur, ce gars n'a rien à faire là et s'il parle,
je ne peux rien garantir." répliqua le capitaine. "Donc, oubliez tout ce que vous avez vu" dit le Major directement à Danzel. "Oui,
Monsieur" répondit-il.
Danzel ne jeta même pas un regard en arrière pour voir l'équipe de soldats
transportants les sacs à cadavres entrer dans l'Hôpital. Les créatures furent préparées pour une autopsie.
Bull Blanchard autorisa la rédaction de la dépêche sur "La soucoupe volante"
qui fut envoyée par le service des relations publiques. Alors, le Général Raley ordonna à Jesse Marcel de retourner là-bas
et de retirer l'histoire de la soucoupe volante. Cette fois, Marcel eut l'ordre de dire qu'il avait fait une erreur et que
les débris étaient ceux d'un ballon météo.
Dans les jours et les semaines qui suivirent le crash et la récupération,
les services de renseignements militaires et le personnel du CIC allèrent dans la ville de Roswell et dans les communautés
alentours pour supprimer toute l'information possible en utilisant la violance, l'intimidation physique et d’après certaines
rumeurs, une fois un homicide. Les officiels de l'armée réduisirent la communauté au silence.
Mac Brazel qui était le propriétaire de l'endroit où le crash avait eu
lieu et un des premiers visiteurs du site fut menacé et soudoyé. Il devint tout à coup silencieux sur ce qu'il avait vu dans
le désert. Les officiers du bureau du Shériff Wilcox furent forcés d'admettre que cela était du ressort de la Sécurité Nationale
et que cela ne pouvait pas être discuté.
"Ce n'est jamais arrivé " décréta l'armée.
Quelque-uns des témoins déclarèrent avoir eu des séances d'intimidations
par des officiers militaires de Roswell. Parmi eux, la fille de Dan Dwyer, se rappelle la visite d'un officier avec des lunettes
noires, dans sa cuisine, et qui lui dit que si elle racontait quelque chose, elle et sa famille disparaîtraient dans le désert.
La fille de Roy Danzer, elle aussi fut effrayée par la vue de son père
à son retour de la base de Roswell le 5 Juillet 1947. Il ne lui raconta jamais rien mais elle entendit des brides de conversations
dans la chambre de ses parents. Ils parlaient de petites créatures et la phrase: "Ils nous tuerons tous!"
Les débris récupères dans le désert furent envoyés à Fort Bliss, Texas,
et sommairement analysés.
Aussitot arrivés, quelques-uns des débris furent envoyés à la base de
Wright Airflied, future Wright Patterson. Le reste fut chargé dans des camions et envoyé à Fort Riley, Kansas.
Jesse Marcel est retourné à son travail habituel et n'a jamais touché
l'épave de l'étrange vaisseau de ses propres mains.
Voici l'histoire telle qu'on la raconté a Philip Corso. Il n'était pas
à Roswell cette nuit là.
=====
Chapitre 3
CONVOI POUR FORT RILEY
Le 6 Juillet 1947, le lundi suivant la fête du 4 Juillet, personne ne
remarqua les cinq camions entrer dans la base de Fort Riley, cet après-midi la, en provenance de Fort Bliss, Texas, et en
partance pour Wright Field, Ohio.
En 1947, Corso se trouvait dans cette base de Riley, à l'école militaire.
Il ne se doutait pas à cette époque que ce qui se trouvait dans ces camions atterrirait sur son bureau des années plus tard.
Tout était calme ce soir là, Corso était l'officier responsable de la
garde. Alors qu'il s'apprêtait a faire sa ronde, il vit sur l'ordre de mission que Mr Brownie, un de ses amis qui faisait
partit de son équipe de Bowling et collégue de travail , faisait partit de la garde et que son poste se trouvait devant le
vieille immeuble de la clinique vétérinaire.
Corso commenca son tour des différents batiments afin de voir si tout
le monde faisait bien son devoir et se trouvait à son poste. Corso alla à l'immeuble de la clinique où devait se tenir Brownie.
Mais quand il arriva Brownie n'était pas la ou il était sensé être. Quelque chose n'allait pas.
"Major Corso" dit une voix dans la pénombre. La voix était excitée et
terrorisée.
"Mais qu'est ce que vous faites la, Brownie ?" demanda Corso à la figure
qui le regardait de derrière la porte. Brownie était supposé être à l’extérieur de l'immeuble, pas à l’intérieur.
C'était un manquement aux régles.
"Vous ne comprenez pas, Major " chuchota-t'il a nouveau," Vous devez
voir cela".
"Il vaudrait mieux" dit Corso en s'approchant de l'endroit ou se tenait
Brownie et attendit qu'il sorte." Maintenant, vous sortez pour que je puisse vous voir " ordonna-t'il. Brownie sortit sa tête
de derrière la porte et dit "Vous savez ce qu'il y a ici ?". L'immeuble était interdit d'accés à quiconque. Méme les sentinelles
devaient rester dehors parce que ce qui était à l’intérieur était classifié "Accés interdit".
"Brownie, vous n'étes pas supposé être la" dit Corso, "Sortez et dites-moi
ce qui se passe". Brownie sortit par la porte et Corso put voir que son visage était pale, comme s'il avait vu un fantôme.
"Vous n'allez pas croire ça" dit-il, "Je ne le crois pas moi-même et je viens pourtant de le voir."
"De quoi parlez-vous ?" demanda Corso.
"Les gars qui ont déchargés ces caisses", dit Brownie, "ils nous ont
dit qu'ils emmenaient ces caisses de Fort Bliss et que cela provenait d'un accident au Nouveau Mexique."
"Oui et alors ?" demanda Corso avec impatience. "Hé bien, ils nous ont
dit que tout cela était Top-Secret mais qu'ils avaient regardés à l'intérieur des caisses. Tout le monde la fait pendant le
chargement des caisses dans les camions. Les gars qui ont chargés ces caisses ont dit qu'ils ne croyaient pas ce qu'ils avaient
vus. Vous avez l'autorisation d'accés, Major, vous pouvez venir."
Corso était l'officier de la garde, il avait donc accés à tous les endroits
de la base pendant la garde. Donc il entra à l'intérieur de la clinique vétérinaire. Il n'y avait personne à part lui et Brownie.
"C'est quoi toutes ces caisses ?" demanda-t'il.
"Justement, Major, personne ne le sait" dit Brownie, "les chauffeurs
nous ont dit que cela venait d'un avion crashé dans le désert quelque part autour de la base du 509e groupe. Mais quand ils
ont regardés à l'intérieur, ce n'était rien de connu. Rien de cette planète."
C'était la chose la plus stupide que Corso ait entendu. Lui et Brownie
marchérent jusqu'aux caisses. "Vous n'étes pas supposé être ici" dit Corso, "Vous feriez mieux de partir."
"Je surveille dehors pour vous, Major" répondit Brownie. Corso attendit
que Brownie reprenne sa place dehors. Il y avait une trentaine de caisses en bois entassées le long d'un mur. Corso utilisa
sa lampe torche et marcha autour jusqu'à ce que sa vue s'habitue à l'obscurité. Corso trouva une caisse sur laquelle le dessus
semblait avoir été ouvert récemment.
Corso posa sa lampe et commença à retirer les clous qui avaient visiblement
déjà été retirés avec un marteau à clou. Il fit glisser le couvercle le long de la caisse, reprit sa lampe et jeta un coup
d'oeil à l'intérieur.
Son estomac se retourna et Corso se figea. Cette caisse était une sorte
de cerceuil, mais un cerceuil comme il n'en avait jamais vu. L'intérieur était entouré d'une sorte de paroi en verre et était
rempli d'un liquide bleu lumineux, un peu comme un gel. La chose flottait et brillait comme la peau d'un poisson.
Au début, Corso pensa que c'était le cadavre d'un enfant qu'ils emmenaient
quelque part, mais ce n'était pas un enfant.
Cela avait une forme humaine, de 120 cm de haut, avec des bras, des jambes,
des pieds, et une tête énorme. Corso toucha la peau grise, mais cela ressemblait plus à une sorte de vêtement en une seule
pièce qu'à de la peau.
Ses yeux avaient du rouler dans leur orbites parce qu'il ne put voir
de pupilles ou d'iris. Ces yeux étaient démesurés et pointaient vers le bas, de chaque côté du trés petit nez. Cela ressemblait
à un nez de bébé. La chose n'avait pas d'oreilles, pas de pommettes saillantes, pas de sourcils et aucuns cheveux.
Elle avait une bouche trés fine et fermée, ressemblant plus à un pli
qu'à un orifice fonctionnel. Le corps n'avait aucun dommage et aucunes indications comme quoi il avait été impliqué dans un
accident. Il n'y avait pas de sang, pas de coupures. Dans le conteneur, Corso trouva un document des services de renseignements
militaires qui décrivait la créature comme étant un occupant d'un vaisseau qui s'était écrasé à Roswell, Nouveau Mexique,
plus tôt ce week-end, et envoyé à la base de Wright Field puis à la morgue de Walter Reed. Corso remit le document dans la
caisse. À cause du temps perdu à examiner la chose, il avait raté certains points de contrôles de sa garde mais personne,
apparemment, ne le remarqua le lendemain.
Corso espérait avoir vu une sorte de mutation humaine due à la radioactivité.
Il savait qu'il ne pouvait parler de cela à personne et espérait ne jamais revoir cela à nouveau. Il chercha l'origine possible
de la chose: Experience génétique Nazi, monstre de cirque mort, mais il savait que cela ne pouvait être qu'une seule chose:
un extraterrestre.
Corso remit le couvercle sur la caisse et enfonça les clous avec le dos
de sa lampe. Il rejoignit Brownie à la porte. "Vous savez que vous n'avez jamais vu cela" dit Corso, "et vous ne direz rien
à personne".
"Vu quoi, Major?" répondit Brownie.
Corso retourna au quartier des officiers en repensant à l'image de la chose. ***********************
Chapitre 4
LES OBJETS DE ROSWELL
Corso ne revit jamais le corps de la créature sauf à travers des photos
d'autopsies et des rapports médicaux envoyés pour lui en 1961, au Pentagone.
Quand Corso arriva au Pentagone, en 1961, il était Lieutenant Colonel.
Il entra dans le bureau du Général Trudeau. "Alors quel est le grand secret, Général ?" demanda-t-il a son nouveau patron.
C'était une facon bizarre de parler a un Général, mais ils étaient devenus amis pendant que Corso travaillait dans l'équipe
d'Eisenhower. "Pourquoi pas le bureau d'en face ?" demanda-t'il.
"Parce qu'ils vous ont toujours observés, Phil" dit Trudeau. Il marcha
avec Corso à travers les bureaux d'archives. "Les choses n'ont pas beaucoup changées depuis votre retour d'Allemagne." dit-il,
"Nous savons qui sont nos amis et qui nous pouvons croire.".
Ils étaient en Guerre Froide et il y avait des ennemis partout autour
d'eux: Dans les services des renseignements et même a la Maison Blanche. Ils savaient que la CIA était infiltrée par le KGB.
Trudeau dit a Corso, "J'ai besoin de vous pour couvrir mes arriéres,
Colonel. J'ai besoin de vous pour voir parce qu'avec tout ce que j'ai à faire, je ne peux pas me protéger moi-même."
Corso devint donc l'assistant spécial de Trudeau au R&D ( Recherche
et Développement), une des divisions du Pentagone et une des plus sensibles parce qu'elle travaillait avec les plans les plus
classifiés et avec elle, le design des futures armes devenait réalité.
Le R&D était le relai entre la lueur dans l'oeil de quelqu'un et
le prototype sortant d'une usine pour montrer son potentiel. Le travail de Corso était de garder tout cela secret jusqu'à
ce qu'il soit développé.
"Mais il y a autre chose que vous allez faire pour moi, Phil" dit Trudeau,
"Je vais faire déplacer cette armoire dans votre bureau.". Corso avait son bureau au deuxième étage, juste sous celui de Trudeau.
Il pouvait ainsi entrer par la porte de derrière dans le bureau de Trudeau sans que quiconque puisse le voir.
"Ce sont des dossiers spéciaux, du matériel de guerre que vous n'avez
jamais vu avant. Je veux que vous les preniez sous votre responsabilité au R&D" dit Trudeau.
Le rôle de Corso au R&D était de lire les rapports des services de
renseignements, de visionner des tests d'armes, de discuter avec des scientifiques et avec des universitaires pour savoir
ce qu'ils savaient du travail de leurs collégues au-delà des mers. Puis il devait écrire des propositions d'armes nouvelles
que l'armée Américaine aurait sûrement besoin.
L'armée cataloguait les recherches sur les armes en deux catégories:
Les domestiques et les étrangères. Corso devait savoir ce que les Français faisaient avec leurs hélicoptères, si les Anglais
étaient capables de fabriquer un avion à décollage verticale. Il y avait le V3 Allemand, le grand-père de la "Grosse Bertha"
avec lequel les Allemands pilonnèrent Paris pendant la Première Guerre Mondiale. Ils découvrirent après l'invasion de Normandie,
le travail des Nazis sur les avions à réactions et les nouveaux Panzers qui auraient changés le cours de la Guerre s'ils avaient
eu un peu plus de temps.
Le rôle de Corso était de récupérer cette technologie, de reprendre les
idées qu'ils n'avaient pas eu eux-mêmes et il devait émettre des recommandations sur la façon d'incorporer tout cela dans
les plannings d'armements en cours.
"Le matériel dans cette armoire est légèrement différent de celui qui
nous passe habituellement dans les mains" dit Trudeau, "Je ne sais pas ce que vous avez eu l'occasion d'apprendre sur cela
quand vous étiez à la Maison Blanche, mais avant d'écrire un quelconque rapport, vous devriez faire une petite recherche sur
le dossier Roswell."
Corso ne fit pas tout de suite, la connexion entre le dossier de Roswell
et ce qui se trouvait dans le bureau du Général Trudeau.Trudeau appela quatres hommes qui transportèrent l'armoire jusqu'au
bureau de Corso au 2ème étage.
Trudeau dit aux hommes, "Ne vous arrêtez sous aucun prétexte. Ne parlez
à personne. Si quelqu'un vous arrête, dites-lui de venir me voir. C'est un ordre."
Trudeau se tourna vers Corso et dit "Pourquoi ne passeriez vous pas
un peu de temps avec tout cela, Phil ? mais pas trop de temps.". Corso passa quelques temps à réfléchir dans son bureau sur
pourquoi ces dossiers l'attendaient dans le bureau de Trudeau et pourquoi il avait voulu lui en parler directement seul à
seul.Trudeau n'avait rempli aucun bordereau pour le transfert de l'armoire. Donc quoi que ce soit, c'était sérieux et très
secret.
Corso se rappela ce 6 Juillet 1947, au Kansas, où il avait vu la chose
dans la caisse, à Fort Riley, et espérait que ce qui se trouvait dans l'armoire n'ait pas de lien avec tout cela.
Corso ouvrit l'armoire et immédiatement eut la chair de poule. Il savait
en regardant les boîtes à chaussures pleines de ferrailles enchevêtrées, à l'étrange vêtement et à d'autres articles que sa
vie allait subir un grand changement.
Donc , voilà ce que c'était: Du matériel récupéré à Roswell. Corso entendit
des pas et Trudeau passa la tête par la porte, "Vous avez regardé a l'intérieur ?" demanda-t-il.
"Que me faites vous, Général?" répondit Corso, "Je pensais que nous étions
amis."
"C'est justement pour cela que je vous ai donné ceci." dit Trudeau. "vous
savez combien tout cela est précieux? vous savez ce que feraient toutes les autres agences pour avoir ceci dans leurs mains?"
"Ils me tueraient" dit Corso. "Ils voudraient vous tuer, de toute facon"
répondit Trudeau, "L'Air Force voudrait ceci parce qu'elle pense que c'est à elle. La Navy voudrait ceci parce qu'elle veux
tout ce qu'a l'Air Force. La CIA le voudrait aussi pour pouvoir le donner aux Russes."
"Que voulez vous que je fasse, Général?", demanda Corso.
"J'ai besoin d'un plan, Phil, pas seulement sur ce que sont ces éléments
mais sur ce que nous pouvons faire avec."
Cela avait l'air, purement et simplement, d'un complot. "Regardez, quel
est notre plus grand problème?" demanda Corso.
"Les mêmes qui ont perdus la Guerre de Corée pour nous et que vous avez
combattu à la Maison Blanche." dit Trudeau , "vous savez exactement ce que je veux dire. Cela ne doit pas tomber dans de mauvaises
mains sinon aussi sûr que nous sommes dans le Pentagone, cela ira directement au Kremlin."
"Nous devons d'abord savoir ce que nous avons. C'est donc votre travail.
Avons nous quelque chose d'utilisable?"
"Quelqu'un sait que j'ai cela?" demanda Corso.
"Ils vous regardent comme ils me regardent" répondit Trudeau.
********* D'abord, il y avait un filament clair et flexible composé de fils, ressemblants à du verre, tortillés
ensembles dans une espèce de gaine grise comme s'ils étaient des cables pour une jonction.
C'était des filaments étroits, plus fin que des fils de cuivre. Quand
Corso tenait la gaine dans la lumière du bureau, il pouvait voir une lueur venir à travers eux comme s'ils la transportaient
et la cassaient en différentes couleurs.
Quand le personnel trouva ceci à côté de l'épave de l'objet, il a dû
penser que cela était un relai électrique.
******** Ensuite, il y avait le mince morceau gris en forme d'huitre de 60 cm de côté qui ressemblait à du plastique
mais qui avait sur sa surface de minuscules "traces".
Ces traces avaient la taille d'une piéce de 25 cents, mais la forme rappelait
à Corso celle d'un insecte à cause des centaines de pattes qui sortaient à angle droit du corps. Quelqu'unes des formes étaient
arrondies et d'autres elliptiques. C'était un circuit, comme il était possible de le constater à travers une loupe, mais un
circuit inconnu de Corso.
C'était un morceau de circuit qui provenait d'un large tableau de bord
dans le vaisseau.
****** Corso était aussi intéressé par un dossier descriptif qui accompagnait deux pièces d'une sorte de peau
noire. Comme une lentille pour oeil de forme elliptique.
Les pathologistes de Walter Reed disaient que ces lentilles adhéraient
aux yeux des créatures extraterrestres et semblaient réfléchir la lumière existante. Même s'il faisait sombre, cela illuminait
et intensifiait les images afin de permettre aux porteurs de voir les objets. Les rapports disaient que les pathologistes
de l'Hôpital de Walter Reed qui avaient fait l'autopsie d'une de ces créatures, avaient essayés de regarder à travers elles
dans la nuit pour voir les sentinelles militaires et les aides médicales marcher dans un corridor adjacent au laboratoire.
Les figures étaient illuminées d'une lueur orange, dépendant de la façon
de tenir ces lentilles. Les pathologistes ne pouvaient voir que leurs silhouettes mais avec les lentilles, ils pouvaient voir
les rangés de fournitures sur les murs et les objets sur les bureaux.
Corso pensa que peut-être les soldats pourraient porter une lunette qui
intensifierait les images afin de permettre la navigation dans l'obscurité. Ces choses ne transformaient pas la nuit en jour,
elles illuminaient seulement les silhouettes des objets.
Il y avait une feuille argentée, terne, que vous pouviez tordre, plier,
comprimer et qui reprenait ensuite sa forme originale, sans aucuns plis. C'était une fibre métallique qui avait les caractéristiques
de ce qui s’appellerait plus tard , "Super Tenacité". Quand corso essayait de couper la feuille avec des ciseaux, les
lames glissaient dessus. Les fibres semblaient aller dans une même direction.
Pour Corso, c'était un vêtement avec des fibres métalliques , qui avait
la douceur et la malléabilité d'un tissu et la force et la résistance d'un métal.
******* Il y avait une description et un croquis sur un autre objet. Comme une sorte de lampe torche avec sa
propre source d'énergie et qui n'était pas une pile.
Les scientifiques à Wright Field qui avaient examinés cela disaient qu'ils
ne pouvaient pas voir le rayon de lumière sortir de l'objet mais que lorsqu'ils tenaient l'objet face à un mur, ils pouvaient
voir un petit rond rouge de lumière sur celui-ci. Quand ils faisaient passer un objet entre le mur et la lampe, le rayon était
si intense que l'objet commençait à fumer. Ils jouèrent longtemps avec avant de comprendre que c'était un couteau extraterrestre.
Lorsque de la fumée passait dans le rayon, celui-ci devenait tout à coup
visible.
Pourquoi les occupants du vaisseau avaient un couteau de cette sorte?
C'est plus tard que Corso, en lisant des rapports militaires sur les mutilations de bétail durant lesquelles des organes étaient
retirés sans traumatismes des tissus, réalisa que le rayon de lumière était un scalpel qui avait été utilisé par les extraterrestres
lors d'expériences médicales sur les troupeaux.
*********** Il y avait un objet étrange, une sorte de bandana qui avait des connexions électriques
sur une face. Peut-étre récuperait-il les ondes cérébrales comme un encéphalograme.
Mais aucune expérience ne prouva qu'il faisait quelque chose d'équivalent.
Les scientifiques ne savaient pas comment l'utiliser et ne savaient pas
qu'elle était la source d'énergie utilisée.
* * * * * * * * * * *
Chapitre 5
À L'INTÉRIEUR DU PENTAGONE, AU BUREAU DES R&D
Le Pentagone ne dort jamais, il y a toujours quelqu'un en train de travailler.
Corso passait plus de temps dans son bureau que chez lui. Soirée, week-end,
tôt le matin avant l'aube, Corso réfléchissait sur la stratégie à recommander à son patron.
Tout le monde pense que le Pentagone est une énorme entité avec un seul
esprit et avec un seul but. Tout le monde pense aussi que l'armée Américaine n'a qu'un seul but, que tout le monde marche
ensemble.
C'est totalement faux.
L'armée Américaine et le Pentagone sont comme n'importe quelle grosse
entreprise avec des centaines de bureaux différents. Beaucoup de buts différents et des agendas différents.
Comme la Navy, l'Air Force avait des partisants différents avec des buts
différents. Chacun jouait avec l'autre dans un seul but: Avoir la plus grosse part du budget militaire. Et au centre de tout
cela, l'endroit où serait dépensé tout cet argent par les gens qui développeraient des armes dans leur branche militaire respective.
Donc avec toutes ces tensions entre les bureaux du Pentagone, Corso ne
mit pas longtemps à comprendre la politique à suivre pour son nouveau travail. Avec les rapports de terrain, les analyses
scientifiques, les autopsies médicales et les débris technologiques du crash de Roswell, il devait tout laisser sous clefs.
Quand les gens pensent que vous n’êtes pas là, ils parlent. Et
c'est à ce moment-là que vous apprenez des choses. Durant les deux premières semaines de son travail, Corso entendit beaucoup
de choses, notamment sur la politique utilisée pour la découverte de Roswell durant les 40 ans séparants le crash et les intenses
discutions à la Maison Blanche après qu’Eisenhower soit devenu Président.
Chaque branche de l'armée avait protégé ses propres dossiers sur Roswell
et avait essayé de récupérer le plus possible de matériel de Roswell. Certainement, tous les services avaient leurs propres
rapports des examinateurs à Walter Reed et à Bethesda en ce qui concernait la physiologie des extraterrestres.
Il était clair, pour Corso, que vu la façon dont l'Air Force et la Navy
formulaient leurs plans de développements d'armes avancées, quelques piéces de même nature que celles de Corso se trouvaient
dans ces autres services.
Personne ne disait rien, mais tout le monde voulait savoir ce que possédait
l'autre. Malgré tout, il y avait de réelles histoires qui circulaient. Par exemple, Corso entendit une rumeur comme quoi l'Air
Force gardait l'ovni à la base de Edwards, en Californie et qu'elle étudiait la technologie du vaisseau et plus particulièrement
le système de propulsion par ondes magnétiques.
D'autres rumeurs circulaient autour de l'Air force à propos de l'implication
de Roswell sur le design des bombardiers en formes d'ailes. L'armée avait développé des avions en formes d'ailes après la
Première Guerre Mondiale et un an après l'écrasement de Roswell, la compagnie Jack Nothtrops commençait les essais de leur
aile volante, YB49. Un bombardier.
Le YB49 avec ses 4 queues verticales était si ressemblant avec la forme
de l'appareil de Roswell qu'il était difficile de ne pas faire le lien. Mais le développement des ailes volantes commença 10 ans
avant l'arrivée de Corso aux R&D donc il n'a pas de preuves sur ce lien entre le bombardier et le vaisseau.
Le Général Trudeau avait raison lorsqu'il disait que tout le monde au
Pentagone regardait le bureau des R&D parce qu'ils pensaient que les R&D avaient quelque chose. Les gens voulaient
savoir sur quoi les R&D travaillaient, juste pour être sur que ce n'était pas sur la même chose qu'eux et que les R&D
ne gaspillaient pas le budget.
En plus des regards des autres services, Corso et Trudeau devaient faire
face aux analystes de la CIA. La CIA amassait le maximum de pouvoir possible. L'information c'est le pouvoir, et plus la CIA
essayait de se renseigner sur les programmes de développements en cours, plus les R&D étaient nerveux.
"Vous m'avez mis sur un siège brulant, Général" dit Corso, "Comment la
CIA sait-elle ce que nous avons?"
"Ils font seulement des suppositions, je pense" répondit-il, "Ils utilisent
le processus d'illumination. Regardez, tout le monde suspecte ce que possède l'Air Force".
Trudeau avait raison. Tout le monde au Pentagone pensait que l'Air Force
possédait le "Saint-Graal", un vaisseau spatial et même un extraterrestre vivant.
Personne n'était certain mais tout le monde savait qu’après la
séparation de l'Air Force avec le reste de l'armée, en 1948, celle-ci avait envoyé du matériel de Roswell à Wright Field,
Ohio, base de l'Air Force.
La Navy avec sa technologie sous-marine et ses sous-marins lanceurs de
missiles nucléaires luttait avec son propre problème: Les UUO ou USO - Unidentified Submerged Objets ( objets sous-marins
non indentifiés ) -.
La Navy cherchait où ils avaient construits leurs bases sous-marines
bien plus en profondeur que les capacités de leurs meilleurs sous-marins. La Navy était occupée à faire sa propre guerre contre
les vaisseaux extraterrestes dans l'air et sous la mer.
Les R&D devaient développer un camouflage sur la technologie de Roswell.
Ils opéraient avec le budget normal pour l'analyse des nouvelles armes.
Ils avaient des contrats avec les plus grandes entreprises Nationales.
Les buts des recherches étaient d'améliorer les armes actuelles avec les renseignements collectés dans les autres pays. Les
Francais, les Italiens, les Allemands avaient leurs propres systèmes d'armements et leurs propres développements en cours
qui semblaient exotiques pour les standards Américains mais qui pouvaient avoir certains avantages.
Ce que l'armée avait récupéré à Roswell était probablement le secret
le mieux gardé. Jusqu'en 1961, l'armée n'avait pas eu de plan particulier pour utiliser cette technologie sans révéler sa
nature.
En 1961, Trudeau lança le développement. D’abord, il fallait savoir
comment les informations - rapports sur le terrain , autopsies , descriptions d'objets et les objets eux-mêmes étaient arrivés
au bureau des R&D. La recherche de Corso ne concernait pas le crash en lui-même.
Le jour suivant l'écrasement, Bill Blanchard du 509e Groupe, envoya les
débris extraterrestres à Fort Bliss, où l'équipe du Général Roger Ramey détermina sa position finale et que l'histoire officielle
du Gouvernement, la cover-up, commença à être déployée.
Dans les heures qui ont suivi l'arrivé de Corso au Texas, il y a eut tellement
de confusion sur ce qui avait été trouvé que les officiers militaires, qui avaient la responsabilité de la découverte, créèrent
rapidement une histoire de remplacement et un plan de mise en silence des témoins militaires et civiles fut lancé. L'histoire
de remplacement était facile, le Général Ramey ordonna au Major Jesse Marcel de se rétracter sur son histoire de soucoupe
volante et de poser pour de nouvelles photos avec des débris de ballon météo, qu'il décrivit comme les restes découverts à
l'extérieur de Roswell.
Marcel suivi les ordres et la soucoupe volante devint officiellement
un ballon météo.
Le silence des témoins militaires fut facile grâce à l'ordre de Général
Ramey, au personnel du 509e et de Fort Bliss, de dénier qu'ils faisaient partis d'une opération de récupération différente
de celle d'un ballon météo. Une fois que le matériel arriva à Wright Field, sous la responsabilité du Lieutenant Général Nathan.
P. Twining, Ramey dénia tout de l'histoire et que ce n'était plus de sa responsabilité. Le Général Ramey traita l'accident
comme touchant la "Sécurité Nationale". Il déploya le personnel des Renseignements du 509e Groupe et lui ordonna d'aller dans
la ville pour supprimer l'histoire du crash et de sa récupération.
Aucunes infos ne devaient sortir, aucunes spéculations tolérées. L'histoire
circulant sur une soucoupe volante devait être écrasée.
Le 8 Juillet, la suppression de l'histoire du crash était en cours. L'armée
avait fourni une nouvelle histoire pour la presse. Les officiers du CIC soudoyaient ou menaçaient les témoins, les forçants
à se rétracter sur leurs témoignages.
Mac Brazel, le fermier qui fut le premier sur le site pendant la récupération,
disparu pendant deux jours puis réapparu en ville avec un camion pick-up neuf. Il dénia qu'il avait vu quelque chose.
Les officiers du CIC rencontrèrent les habitants de la ville et parlèrent
avec les parents à propos de ce que leurs enfants entendaient. Quoi que les gens pensaient sur ce qui c'était passé, l'armée
disait que c'était faux et que cela devait rester comme cela.
Le travail de mise en silence marcha si bien que pendant les 30 années
suivantes, l'histoire resta étouffée. Nathan Twining est devenu important aux yeux des ufologues à cause de son implicaiton
dans des réunions top-secrétes à la Maison Blanche. Elles avaient pour but de découvrir l'implicaton des ovnis dans la Sécurité
Nationale.
Il intéressait aussi les ufologues à cause de ses relations avec Robert
Cutler, l'assistant spécial de la Sécurite Nationale qui était le lien entre la NSC et le Président Eisenhower.
Corso était dans la NSC, dans les années 50.
Le Général Twining était celui qui avait fait la première étude et qui
avait disséminé le matériel de Roswell. En partie à cause des ses capacités à gérer l'AMC, il devint membre d'un groupe de
militaires et de civils rassemblés par le President Truman afin de l'aviser sur la découverte de Roswell et des ses implications
dans la Sécurité Nationale.
Le Général Twining voyaga jusqu'à la base d'Alomogordo, Nouveau Mexique,
et y resta jusqu'au 10 Juillet.
La base d'Alamogordo n'était pas seulement importante à cause de son
site d'essais nucléaires, entre 1940 et 1950, mais aussi parce que là-bas se trouvait le bureau de l'AMC. Là-bas, se trouvaient
des spécialistes des fusées, comme Werhner von Braun et d'autres. Il y avait des installations sensibles, spécialement durant
l'activité ufologique ce week-end et il est parfaitement sensé que immédiatement après la découverte de l'ovni, le Général,
qui était responsable, veuille gérer cette découverte directement sur les lieux avec ses meilleurs spécialistes.
Corso n'a jamais vu le mémo de Truman au Général Twining à propos de
son voyage au Nouveau Mexique. Il a entendu des histoires comme quoi Truman aurait directement contacté Twining au Nouveau
Mexique et lui aurait donné l'ordre d’enquêter sur le crash et de lui rapporter directement, à la Maison blanche, ce
qu'il avait trouvé.
Corso pense que le rapport du Général Twining au President confirmait
que l'armée avait récupéré quelque chose dans le désert et que cela suggerait la création d'un groupe pour définir la politique
à adopter sur cette découverte. Dans les 48 heures après l'écrasement, personne ne savait ce qu'était l'objet.
Pendant que les débris étaient transportés de Fort Bliss à Wright Field,
le Général Twining volait vers Wright Field pour voir les analyses et l'évaluation du trésor de Roswell.
Twining revint rapidemrnt à son bureau. Les corps des extraterrestres
furent autopsiés dans le secret et le vaisseau et son contenu, analysés, catalogués, et préparés pour être disséminés dans
différentes installations militaires. Tout ce qui avait un rapport avec le crash était classifié au plus haut niveau.
Le camouflage officiel était très important en 1947 et toujours aussi
important en 1961. Il était important parce que l'armée était impliquée, en 1947, dans une guerre, une Guerre Froide mais
une guerre quand même. Donc, l'armée traita le matériel de Roswell comme si c'était une opération dans des conditions de combats
pour que les Soviétiques ne mettent pas la main dessus.
Le Général Twining vit lui-même le matériel et avant son départ de Wright
Field, il discuta avec les spécialistes des fusées qui faisaient parti de son équipe à Alamogordo. Ensuite, il compila un
rapport qu'il donna au Président Truman. Il recommandait la création d'un groupe de militaires et de civils qui deviendrait,
plus tard, le groupe responsable de ce qui pourrait devenir un futur contact avec des extraterrestres.
Comme des histoires de crashs d'ovnis et d'observations d'ovnis apparaissaient,
le Général Twining eut besoin d'établir un chaînon de sécurité inférieur afin qu’il puisse échanger des informations
avec d'autres commandants qui n'avaient pas accès aux niveaux supérieures. Le Général Twining avait besoin de maintenir une
cover-up à l'intérieur même de l'armée.
Le premier des rapports de Twining au commandant de l'Air Force à Washington
datait du 23 Septembre 1947. Il était écrit à l'intention du Général George Shulgen. Ce rapport parlait, en termes basiques
de la prise en considération, par le Service des Renseignements de l'Air Force, des ovnis. Twining écrivit un certains nombres
de conclusions basées sur ses propres informations de premières mains, comme par exemple le matériel en possession de l'armée.
"Les soucoupes volantes ne sont pas des illusions", disait Twining, "elles
sont quelquechose de réel et pas une vision."
"Bien que certaines observations soient dues à des météorites, ou à d'autres
raisons naturelles" écrit-il "Ces rapports sont basés sur des observations de vrais objets".
"Approximativement de la forme d'un disque avec une taille appréciable
pouvant étre de fabrication humaine."
Comme le rapport n'était pas à diffusion public, Twining s'émerveilla
sur les caractéristiques de ces appareils. Il écrivit que leurs extrêmes manoeuvrabilité et leurs actions évasives pour éviter
tout contact étaient une intension hostile.
Les officiers estimaient que ces objets ainsi que leurs occupants étaient
une menace militaire.
Il décrivit le vaisseau de la même facon que les témoignages, "Réflexion
lumineuse ou surface métallique. Abscence de queue excepté dans les conditions de très hautes performances. Forme circulaire
ou elliptique. Plat sur le dessous et bombé sur le dessus. Vols en formation de 3 à 9 objets. Pas de sons exceptés dans quelques
cas ou un grondement est entendu. Ces objets se déplacent trop vite pour être des avions de cette époque".
Pour que les USA puissent développer un tel appareil, le coût et la charge
de travail nécessiteraient que le projet soit indépendant et extérieur aux développements normaux.
En fait, Twining, suggérait au commandant de l'Air Force, qui deviendrait
une branche à part dans l'armée l'année suivante, d'exploiter la technologie récupérée séparément et indépendamment des programmes
de développements normaux.
La description des projets Top-secrets de la base de Nellis ou de l'Area
51, au Nevada, semblait avoir le profil des recommandations de Twining.
Il ne fut pas révélé au commandant de l'Air Force que Twining lui-même
avait visité des bases au Nouveau Mexique dans leurs heures qui avaient suivies l'écrasement. Le Général disait à ses patrons
que les militaires devaient traiter les soucoupes volantes comme étant d'origine domestique, "Les produits d'un projet de
haute-sécurité", développé par les USA en dehors des circuits normaux, ou développée par une puissance étrangère.
Quand Twining suggérait aux officiers de l'AAF que toutes les branches
de l'armée devaient participer à cette information, la dispersion du matériel de Roswell était déjà en route. Et c'est pourquoi
cette technologie est arrivée en possession des R&D.
Trois jours après ce mémo, le 26 Septembre 1947, Twining donna son rapport
sur l'écrasement de Roswell et son implication pour les USA au Président TRUMAN et il fournit aussi une petite liste d'officiels
qu'il rassemblerait pour commencer à gérer le sujet. Ce groupe était composé de:
- Roscoe H.Hillenkoetter - Dr Vannevar Bush - Secrétaire James Forretal - Général Hoyt
Vandenberg - Dr Detlev Bronk - Dr Jerome Hunsaker - Sidney W.Souers
- gordon Gray - Dr Donald Menzel - Général Robert M.Montagne - Dr lloyd V.Berkner - Général Nathan
Twining
Ce groupe, à la Maison blanche, était appelé, "Le groupe". Il était aussi
connu sous le nom "MAJESTIC 12".
Mais le plan ne s’arrêtait pas la création de ce groupe de
travail. En fait, l'opération se développa rapidement en quelque chose de plus sophistiquée parce que les soucoupes volantes
de Twining n'étaient pas parties.
De plus en plus d'informations arrivaient: Des officiers de la police
tapaient des rapports sur des civils effrayés, des pilotes de lignes étaient suivis par d'étranges objets...
Le groupe réalisa qu'il devait définir une politique pour maintenir quelque
chose qui devenait un phénomène de masse. Ils avaient besoin d'une mécanique pour gérer les centaines de rapports d'ovnis.
Le groupe devait aussi estimer la menace de l'Union Soviétique et d'autres pays, en présumant, bien sûr, que les soucoupes
volantes ne se contentaient pas de survoler les USA.
Ce groupe devait aussi chercher comment utiliser la technologie de Roswell.
Il créa donc des petits comités et des sous-groupes, quelquesfois des organisations complètes, comme le projet BLUE BOOK,
sans qu'il y ait aucune fuite. Tout était dirigé par ce groupe.
Les plans à long terme sur la technologie de Roswell pouvaient commencer.
Mais comment faire cela? Où mettre le matériel? Et comment camoufler ce que les militaires faisaient? Twining avait un plan.
Dans le rapport 100-203-79 de 1948, intitulé, "Analyses des accidents
de soucoupes volantes dans les USA" , les ovnis ne sont pas montrés comme extraterrestres mais comme éléments de "Technologie
étrangère".
Ce rapport inoffensif pour la plupart des gens parce qu'il ne dit pas
que les soucoupes volantes viennent de l'espace et un des premiers qui montre comment le plan de camouflage était supposé
fonctionner dans les années suivantes.
Les auteurs de ce rapport ont localisés, dans l'administration militaire,
le seul endroit où toutes les recherches pourraient se faire: Le bureau des Recherches et Développements des technologies
étrangères. Ici, le matériel pourrait être en sécurité jusqu'à ce que l'armée décide de quoi faire de lui.
Il ne fallait pas appeler cela extraterrestre mais "Technologie étrangère".
Et c'est pourquoi, 12 ans plus tard, la technologie de Roswell qui se
trouvait dans une vieille armoire se retrouva dans le bureau de Corso.
=====
Chapitre 6
LE COVER-UP
Corso entendit cette histoire racontée par l'équipe de la Sécurité Nationale
d'Eisenhower, six ans plus tôt.
Pendant que le Général Twining volait de l'Ohio vers le Nouveau Mexique,
à Moscou, Joseph Staline était furieux. Il tenait une copie du "Roswell Daily Record" daté du 8 Juillet 1947.
Il n'avait pas besoin d'un journal Américain pour lui dire ce que ses
gens du NKVD lui avaient rapportés une semaine avant: Qu'une équipe de récupération militaire avait eu un vaisseau extraterrestre
écrasé dans le désert du Nouveau-Mexique et qu'elle était en train d'évaluer la technologie découverte.
Au début, les Renseignements Soviétiques prirent cela avec scepticisme.
Ils pensaient que c'était une histoire fausse pour tromper les espions Soviétiques suspectés d'avoir infiltrés les bases secrètes
Américaines. Ainsi, si les Soviétiques réagissaient à l'histoire, les Américains pourraient localiser ces espions. Mais quand
les journaux parlèrent du crash puis du ballon météo, les Soviétiques comprirent que c'était réel.
Lors d'une réunion avec des scientifiques Soviétiques, Staline leur demanda
ce que les USA pouvaient faire avec ceci. Dans ce groupe se trouvait le chef du programme, embryonnaire, sur les missiles
à carburant liquide.
Lui et d'autres avaient les dossiers des armes secrètes Allemandes, à
la fin de la guerre, et savaient exactement où en étaient les Américains avec leur programme de missiles guidés. Toutes les
informations nécessaires étaient données par les agents sur le terrain. Mais ils n'avaient jamais entendu parler de l'écrasement.
Les programmes de missiles Américains étaient entièrement basés sur les
recherches Allemandes récupérées avant la fin de la guerre. Ce fut le projet "PAPERCLIP" qui débuta en 1944. Les designers
du V2 comme Wernher von Braun, Willy Ley et d'autres furent envoyés aux USA. L'armée Americaine s'était appropriée,
avec succès, leur technologie et commençait ses essais au Nouveau Mexique.
Les Soviétiques avaient eux aussi leur propre technologie Allemande récupérée
par les Services de Renseignements et par les partis Communistes locaux dans les pays occupés. Les Allemands avaient développés
un Jet en forme d'aile volante, un Messerschimtts, et des sous-marins U-Boat lanceurs de V1 et de V2.
Tout ce qu'ils avaient besoin, c'était d'un peu de temps pour déployer
une petite flottille de U-Boat prés des côtes Américaines afin de bombarder le pays. C'etait leur stratégie à la fin de l'année
1944.
Avec leurs armes nouvelles, ils pouvaient battre les Alliés. Les Américains
et les Soviétiques voulaient posséder les armes Allemandes et en particulier les V2.
Aprés la Guerre, les deux camps étaient à égalité dans la récupération
des armes Allemandes, mais le crash du vaisseau, c'était une autre affaire. Les Américains pouvaient prendre un énorme avantage
sur les Soviétiques. C'est pourquoi ceux-ci cherchèrent ce que les Américains avaient bien pu récupérer du crash.
Les agents Soviétiques rapportèrent que la petite ville de Roswell parlait
de petites créatures sur le site de l'écrasement et d'un vaisseau que l'armée avait emmené dans un camion. Mais ces histoires
avaient été rapidement mises sous silence grace au Service des Renseignements militaires Américains.
Les Américains n'étaient pas les plus efficaces pour capturer des espions,
mais les Renseignements étaient en alerte bien avant que les Russes ne sachent qu'une soucoupe volante avait été récupérée.
Pendant l'été 1947, et à partir de la base du Nouveau Mexique, les agents
du CIC questionnèrent quiconque semblait intéressé par ce qui c'était passé à Roswell. Vous posiez des questions et un couple
d'agents frappait à votre porte et fouillait vos affaires sans mandat de perquisition.
Début Août, cette méthode commenca à porter ses fruits. Pendant que le
Général Twining écrivait son rapport au Commandant de l'Air Force à Washington, les Commandants de la Navy et des Renseignements
de la Navy savaient que les Soviétiques avaient une opération de haute priorité sur place, dans les bases militaires, autour
de la région. Les agents Soviétiques étaient partout.
Roscoe Hillenkoetter, membre du groupe sur les ovnis du Président Truman
et directeur du Service Centrale des Renseignements, informait le Président.
Une opération de renseignement fut immédiatement mise en place.
Il y avait beaucoup de questions: Est-ce que cette soucoupe volante était
un prélude à quelque chose de plus grand? Est-ce qu'ils communiquaient avec les Soviétiques? Étaient-ils alliés avec les Soviétiques?
Est-ce qu'ils sondaient les défenses militaires pour une invasion planétaire?
Les militaires avaient toujours estimés que les intentions de ces vaisseaux
étaient hostiles, mais que voulaient-ils?
Un secret si grand, à propos des soucoupes volantes, révélé au public,
causerait une panique dans la population civile. C'est pourquoi un plan de camouflage élaboré fut établit. De plus, les Américains
devaient tenir à l'écart les Soviétiques jusqu'à ce qu'ils sachent ce qu'ils possédaient.
Certains disent que ce fut l'idée du Secrétaire à la Défense James Forrestal,
d'autres que l'idée vint de Hillenkoetter. Corso ne le sait pas, car pendant la mise en route du plan, il se trouvait à Fort
Riley, essayant d'oublier l'image de la créature flottant dans la caisse. Peut-être était-ce Forrestal, après tout. Il
était la seule personne du cabinet qui pouvait parler au Président Truman. Truman savait comment une histoire pouvait se transformer.
C'était pareil pour le Général Twining qui s'était trouvé, lui-même, sur le site de l'écrasement. Si Truman voulait des réponses,
il devait passer par quelqu'un qui c'était trouvé directement sur les lieux.
"Savons-nous après quoi sont ces fils de putes?" demanda Truman à propos
des extraterrestres trouvés dans la soucoupe volante.
"C'est une question que nous devons résoudre" répondirent Forrestal
et Hillenkoetter.
"Comment allez vous procéder pour cela?" demanda Truman.
Forrester et Hillenkoetter expliquèrent qu'ils voulaient que le Président
écoute ce que le Général Twining avait à dire et ensuite qu'il devait convoquer un groupe de militaires, de civiles et de
personnels des Renseignements. Dans cette logique, quoi qu'ils décident de faire, cela ne devait pas être rendu public, pour
éviter le risque de fuite auprès des Soviétiques.
"Nous ne voulons pas que les journaux et les radios aient quoi que ce
soit dans leurs mains." dirent-ils au Président.
"Winchell voudra me crucifier s'il découvre ce que nous allons faire."
dit, apparemment, Truman à cette réunion. Personne dans le secret n'aimait beaucoup le Président Truman et il appréciait cela.
"C'est comme le projet Manhattan, Mr le Président" lui rappela Hillenkoetter,
"c'était la guerre, nous ne devions rien dire à personne. C'est à nouveau la guerre. La même chose."
Ensuite, ils expliquèrent qu’après avoir convenu d'un groupe de
travail, ils voulaient créer un détachement spécial pour la recherche extérieure sur la technologie alors que la machine à
espionner Soviétique était en route.
"Nous le cacherons au Gouvernement lui-même" expliqua le Secrétaire.
"Créez un nouveau niveau de sécurité juste pour cela" dit le Directeur
du Centre des Renseignements. "Toutes les informations que nous déciderons de diffuser, même en interne, devront descendre
à un niveau inférieur empêchant, ainsi, ce qui auront cette information de remonter plus haut. La seule façon de cacher cela
aux Soviétiques, c'est de le cacher à nous-mêmes."
Le Président réfléchissait sur la difficulté à cacher un sujet qui était
devenu un des sujets les plus chauds. Qu'était-il supposé dire quand les gens questionneraient le Gouvernement sur les soucoupes
volantes?
Comment faire des recherches sur ces étranges créatures sans que les
journaux mettent la main dessus?
Comment étudier les propriétés physiques du matériel décrit par Hillenkoetter
sans impliquer des gens externes au Gouvernement?
Truman ne voyait pas comment un Gouvernement dans un Gouvernement pourrait
travailler sans perdre le contrôle. Malgré les assurances de Forrestal, le Président restait sceptique.
"Et il y a un point final" dit Truman, "Devons-nous dire au peuple Américain
ce qui c'est réellement passé?". Il y eut un silence.
"Hé bien" dit Truman, "Le faisons nous?".
C'était une question simple avec une réponse simple, "Oui ou non". Forrestal
et Hillenkoetter répondirent par reflexe, "NON". Forrestal vit cependant que ce ne serait pas aussi facile. Comme administrateurs
en temps de guerre, leur première réponse était naturellement de garder tout secret. Ce que le peuple ne sait pas, il n'a
pas besoin de le savoir. Mais le Président Truman, qui n'avait pas de passé militaire, avait vu quelque chose que ni Forrestal
ni Hillenkoetter n'avaient vue. Si ces vaisseaux pouvaient échapper aux radars et pouvaient atterrir n'importe où, qu'est
ce qui pouvait les empêcher d’atterrir devant la Maison Blanche où devant le Kremlin? Certainement pas l'armée Américaine.
"Alors que dirons-nous lorsqu'ils atterriront?" continua Truman, "et
pour ne pas créer une panique dans les rues identique a celle qui apparaitrait si nous disions ce que nous savons?"
"Mais nous ne savons réellement rien" répondit le Directeur des Renseignements.
"Rien jusqu'à ce que nous analysions ce que nous avons récupéré".
Le Secrétaire à la Défense et le Directeur des Renseignements étaient
d'accord avec le Président Truman sur le fait qu'il soit sceptique, et plus spécialement sur ce point final de la révélation
publique.
"Donc nous ne pouvons tirer aucunes conclusions tant que vous n'aurez
pas rencontré le Général Twining" dit Hillenkoetter. "Je pense qu'il fournira quelques réponses à nos questions."
Pendant que Hillenkoetter et Forrestal étaient en discution avec le Président
Truman à propos du groupe de travail, le Général Twining terminait ses premières analyses des rapports et du matériel envoyés
à Whrigt Field. Il envoya immédiatement les restes des extraterrestres à l'Hôpital Naval de Bethesda et à l'Hôpital militaire
de Walter Reed pour différentes analyses. Le vaisseau lui-même fut envoyé à Whight Field, mais comme Twining l'avait promis
dans son mémo, il se préparait distribuer le matériel de l'épave à travers les différents bureaux militaires et civiles
pour des évaluations complémentaires.
Il avait eu l' assurance de l'Amiral Hillenkoetter qu'une nouvelle classification
de sécurité était mise en place à propos de Roswell. Personne dans l'armée, autres que les noms qu'il avait reçu du Président
lui-même, ne possédait le niveau de sécurité suffisant pour écouter l'histoire à propos de Roswell que Twining devait fournir
au Président et au groupe de travail.
Trois mois après sa visite au Nouveau Mexique afin d'écouter ce qui c'était
passé à Roswell, le Général Twining rencontrait le Président Truman comme Hillenkoetter et Forrestal l'avaient suggéré. Il
expliqua très clairement ce qu'il pensait de l'objet récupéré dans le désert par l'armée. C'était en dehors de toute compréhension,
décrivit-il au Président, rien qui ne pouvait venir de cette Terre. Si les Soviétiques travaillaient sur quelques chose comme
cela, c'était si secret qu'aucuns Commandants n'en avaient entendu parler.
Pour Twining, ce qu'ils avaient trouvés n'était pas "de cette Terre".
Aprés que le Président Truman ait entendu cela, il appela Forrestal, pendant que Twining retournait dans l'Ohio.
Il était convaincu. C'était plus gros que le projet Manhattan et nécessitait
d'être géré à une plus grande échelle et manifestement pour une longue période. Le groupe proposé par Forrestal et Hillenkoetter
devait considérer ce qu'ils devaient réellement gérer et pour combien de temps.
Ils devaient essayer de garder le secret du vaisseau extraterrestre écrasé
à Roswell. Ils devaient le cacher dans ce qui deviendrait plus tard, le plus grand programme de recherche parallèle de l'histoire,
la gestion de ce qui pouvait devenir une relation entre l'Amérique et les extraterrestres.
Le Général Twining montrait clairement dans ses analyses préliminaires
qu'ils enquêteraient sur le phénomène des disques volants, Roswell inclus. Ces entités étaient hostiles, disait le Général.
Si elles étaient en mission pacifique, elles n'utiliseraient pas des manoeuvres d'esquives pour éviter tout contact, même
lorsqu'elles pénétraient dans l'espace aérien Américain au-dessus des installations les plus secrètes.
Elles avaient une technologie bien supérieure à la leur. Ils devaient
l'étudier et l'exploiter au cas où ces entités deviendraient plus agressives. S'ils étaient obligés de se battre dans une
guerre spatiale, ils devaient comprendre mieux la nature de leurs ennemis, et plus spécialement s'ils devaient préparer le
peuple Américain à faire face à un ennemi.
Ceci, Truman pouvait le comprendre. Il comprenait que Twining lui décrivait
les étrangetés d'un vaisseau spatial qui semblait n'avoir ni moteur, ni carburant, ni aucun système de propulsion apparent,
bien qu'il dépasse en vitesse leurs plus rapides chasseurs. Il décrivait les curieuses créatures à l'air d'enfant, qui étaient
à l'intérieur de l'appareil et dont une avait été tuée avec un fusil.
Il décrivait le fait que vous pouviez voir l'aube de l'intérieur du vaisseau,
même si le soleil n'était pas encore levé. Il décrivait également, les débris métalliques qu'ils ne pouvaient pas brûler ou
fondre, un rayon de lumière que vous ne pouviez pas voir jusqu'à ce qu'il touche un objet et le brûle , etc...
Plus de questions que de réponses, disait Twining. C'était en-dehors
des capacités des militaires de faire quoi que ce soit de tout cela. Cela prendait beaucoup d'énergie humaine, disait le Général,
et tout le travail à venir devrait rester secret.
Le Général Twining montra des photographies de ces créatures humanoïdes
et des rapports d'autopsies qui suggéraient qu'elles étaient trop humaines. Elles devaient avoir eu des rapports avec notre
espèce à un moment donné. Elles étaient intelligentes et capables de communiquer. Des témoins, sur les lieux de l'accident,
avaient constaté une sorte de télépathie. Ils ne savaient pas si elles venaient d'une autre planète comme Mars, dans notre
système solaire, où d'une autre galaxie.
Mais elles possédaient une technologie militaire qui, apparemment, était
compréhensible et exploitable même si c'était seulement pour se défendre contre les Soviétiques. Mais en étudiant ce que possédaient
ces extraterrestres, les Américains seraient capables de fabriquer un système de défense valable aussi contre eux.
A la fin, Twining disait que comme le vaisseau extraterrestre était très
ressemblant avec les ailes volantes Allemandes Horten, appareils vus par les aviateurs Américains à la fin de la Deuxième
Guerre Mondiale. Il suspectait les Allemands d'avoir rencontré quelque chose qu'ils ne connaissaient pas.
La conversation de Twining avec Werher von Braun et Willy Ley, à Alamogordo,
dans les jours suivants l'écrasement lui avait confirmé ceci. Ils pensaient qu'il y avait une histoire souterraineàa propos
de ce que construisaient les Allemands. Les similitudes entre les ailes Horten et le vaisseau récupéré n'étaient pas un accident.
Les Américains avaient toujours été émerveillés par la technologie avancée utilisée dans les développements d'armes Allemands
dans un temps si court et pendant la grande dépression. Avaient-ils eu de l'aide? Peut-être les Américains étaient ausi chanceux
que les Allemands et allaient récupérer une partie de cette technologie pour eux-mêmes.
Avec des capacités de manoeuvres et d'accélérations pareilles, ce vaisseau
occuperait les ingénieurs Américains pendant des années rien que pour pouvoir incorporer le design.
Cette chose était trop importante à cacher tout ce temps alors que les
journalistes tournaient comme des chiens autour d'un os. Donc, mettre ceci sur le plus haut degré de classification n'était
pas suffisant. Vous ne pouviez prévenir les fuites, elle pouvaient venir de partout. Le Général pensait à ceci avant que le
groupe de prenne sa décision finale. Le Président avisera.
Mi-septembre, tout ceci était évident pour chaque membre du groupe de
travail du Président Truman. Groupe constituait de:
- Roscoe Hillenkoetter: Directeur du Bureau Centrale des Renseignements.
- James Forrestal: Secrétaire à la Défense.
- Le Général Nathan Twining:Commandant de l'AAF puis de l'USAF.
- Donald Menzel: Astronome et expert sur les renseignements cryptographiques
de la Navy.
- Vannevar Bush: Président du "Joint Research and Developpement Board".
- Detlev Bronk: Président du "National Research Council" et biologiste
qui sera nommé au "National Committee on Aeronautics".
-Le Général Robert Montague: Camarade de classe du Général Twining à
West Point. Commandant à Fort Bliss et avec un niveau de commandement supérieur au Commandement de White Sands.
- Gordon Gray: Secrétaire du Président Truman et Président du "CIA's
Psychological Strategy Board".
- Sidney Souers: Directeur du "National Security Council (NSC)".
- Le Général Hoyt Vandenberg: Directeur du "Centre Intelligence Groupe"
puis chef de l'équipe de l'USAF en 1948.
- Jerome Hunsaker: Ingenieur en aéronautique et Directeur du "National
Advisory Committee on Aeronautics".
- Llyod Berkner: Membre du "Joint Resaerch and Developpment Board".
À moins que ce groupe établisse un plan à long terme pour protéger et développer
le projet Roswell, le secret serait bientôt divulgué.
Corso pense que c'est le Général Twining qui fit la remarque comme
quoi l'histoire s'était déjà échappée. Elle était sortie, dit-il, quelques heures après l'écrasement puis s'était effacée.
En fait, la population du Nouveau Mexique parlait, mais après l'histoire du ballon météo de l'armée, les journaux Nationaux
traitaient les rapports sur les soucoupes volantes comme une vision de gens qui avaient trop regardé de films de Buck Rogers.
La presse Nationale avait déjà fait le travail du groupe. Ce qui était réelement nécessaire, suggéra Twining, c'était une
méthode pour rassembler l'information à propos des activités continuelles des ovnis, spécialement les écrasements, les observations
très probantes des pilotes ou des militaires, ou les rencontres physiques individuelles, et furtivement, faire filtrer cette
information par le groupe pour que l'explication non identifiée devienne un phénomène complètement identifiable et explicable.
Sous la couverture des explications des soucoupes volantes, les agences
appropriées, représentées par des membres du groupe, pouvaient enquêter librement sur le vrai phénomène des ovnis. Mais par-dessus
tout, dit Twining, il fallait dénier complètement et durablement le phénomène des ovnis jusqu'à ce que le public soit préparé
à une révélation graduelle pour réduire le potentiel de peur d'une confrontation avec une entité biologique plus puissante
venant d'un monde différent. Cela devait être, suggéra Twining, le plus grand Cover-up et le plus grand programme de relations
publiques jamais fait.
Le groupe fut d'accord. Il ne formait, en fait, rien de plus qu'un gouvernement
dans le gouvernement.
"Cela sera" dit le Général Twining, "Un cas où le cover-up est une révélation
et la révélation un cover-up. Dénier tout, mais laisser le sentiment du public faire son chemin. Rester sceptique jusqu'à
ce que la vérité devienne plus acceptable".
Le groupe fut d'accord pour établir un projet d'information et de collecte.
Il fut nommé BLUE BOOK, et il fut géré par l'Air Force. Pendant que les officiels du projet BLUE BOOK donnaient des explications
sur les observations, le projet entier, en fait, était une machine pour récupérer des enregistrements photographiques sur
l'activité des soucoupes volantes pour l'évaluation et la recherche. Les observations les plus intrigantes et ayant les plus grandes
chances d’être de vrais ovnis étaient envoyées au groupe de travail pour ensuite être envoyées aux différentes agences
de recherches.
Quand Corso entra au Pentagone, la catégorie traitant de la recherche
et de l'évaluation des soucoupes volantes s'appelait simplement "Technologie étrangère".
=====
Chapitre 7
LA STRATÉGIE
Il y a une vieille histoire qu'entendit une fois Corso à propos des secrets.
Un groupe d'hommes essayaient de protéger les plus importants secrets
au reste du monde. Ils prirent leurs secrets et les rangèrent dans une cabane dont la localisation était secrète. Mais la
localisation secrète fut bientôt trouvée et dedans fut découvert les secrets que le groupe cachait. Mais avant que les secrets
soient révèles, les hommes construisirent, rapidement, une autre cabane où ils rangèrent les secrets qu'ils essayaient de
garder pour eux-mêmes. Bientôt, la deuxième cabane fut découverte et le groupe réalisa qu'il devrait donner quelques secrets
pour protéger le reste. Donc, ils construisirent une troisième cabane pour protéger tout les secrets possibles. Le processus
ce répéta de lui-même encore et encore jusqu'à ce que quiconque voulant trouver les secrets de la première cabane poursuive
sa route de cabane en cabane jusqu'à ce qu'il arrive à un cul-de-sac parce qu'il ne connaissait pas la localisation de la
cabane suivante.
Pendant 50 ans, ce fut comme cela que les secrets de Roswell furent gardés
secrets, et cela continu aujour'hui. Ceux qui cherchent des documents Gouvernementaux déclassifiés afin de trouver les secrets
de Roswell et des contacts que maintiennent les USA avec ceux qui les visitent, trouveront des projets, nom de code après
nom de code, chacun avec ses propres dossiers, son propre système de classification, sa propre administration militaire ou
gouvernementale, son propre budget et même ses propres rapports sur des documents hautements classifiés. Tous ces projets
avaient la même fonction. Gérer la relation en cours avec les visiteurs extraterrestres découverts à Roswell. Ainsi, à chaque
niveau, une fois la sécurité violée, pour n'importe qu'elle raison, une partie du secret était révélé à travers la déclassification,
pendant que le reste était emmené dans un nouveau projet classifié ou déplacé dans un projet déjà existant.
Pour ceux qui travaillent dans la machine militaire et gouvernementale,
le gouvernement est dynamique, très réactif. Pendant toutes les années après Roswell, ils n'ont pas été juste une poignée
à vouloir savoir ce qui c'était réelement passé, ils étaient des centaines, ou même plus. En fait, ils n'ont jamais caché
la vérité, elle a toujours été là, les gens ne savaient pas ce qu'ils regardaient et ne reconnaissaient donc pas ce que c'était
lorsqu'ils le voyaient. Et pourtant ils l'ont trouvé encore et encore.
Le projet BLUE BOOK fut crée pour rendre le public heureux d'avoir un
organisme qui permettait de rapporter les observations. Les projets "GRUDGE" et "SIGN" étaient au plus haut niveau de sécurité
afin de permettre aux militaires d’enquêter sur les observations qui n'étaient pas explicables par des ballons, des
oies, ou la planète Vénus. BLUE FLY et TWINKLE avaient d'autres buts, comme par exemple camoufler d'autres projets comme HORIZON,
HARP, RAINBOW et même la SDI (Space Defense Initiative). Tous avaient quelque chose à voir avec la technologie extraterrestre.
Mais personne ne l'a jamais su.
Et quand des journalistes, aujourd'hui, décrivent des rencontres extraterrestres,
ils se tordent de rire ou vendent l'histoire aux tabloïdes, lesquels impriment un dessin d'extraterrestre avec un grosse tête,
des yeux amandes, et six doigts. À nouveau tout le monde rigole, mais c'est ce à quoi ces choses ressemblent réellement parce
que Corso en a vu une qui partait pour Wright Field.
Les soucoupes volantes ont vraiment volés au-dessus de Washington en
1952 et il y a plein de photographies et de rapports de radars pour le confirmer. Mais ils dénièrent tout et ils encouragèrent
les écrivains de Science-fiction à faire des films comme "THE MAN FROM PLANET X" pour dégonfler la pression en ce qui concernait
la vérité sur les soucoupes volantes. Ceci était appelé camouflage avec révélation limitée et cela marchait. Si le public
s'amusait et s'effrayait avec ces divertissements, il serait moins content de voir ce qui se passait réellement. Mais que
ce passait-il réellement ?
Comme l'avait suggéré le Général Twining, dans son rapport, la "Technologie
étrangère" était la catégorie pour faire des recherches sur les objets extraterrestres de Roswell. "Technologie étrangère"
était un terme qui englobait beaucoup: De l’hélicoptère Français, au Mig Russe capturé.
Et si quelques débris technologiques d'un étrange vaisseau en forme d'aile
arrivaient dans les bureaux des R&D ?
Toute cette recherche était classifiée parce qu'il s'agissait de
mises au points d'armes contre les Russes et les journalistes le savaient. Donc les R&D n'avaient rien à dire. Les R&D
étaient la couverture parfaite. Tout ce qu'avait à faire Corso, c'était de chercher quoi faire avec les objets qu'il possédait.
"Allez, Phil, allons-y" dit le Général Trudeau à Corso par l'intercom
de son bureau.
Corso rejoignit Trudeau dans son bureau. C'était une routine répétée
3 ou 4 fois par jour. Trudeau voulait être mis au courant en personne parce que les murs avaient des oreilles au Pentagone.
Leurs discutions étaient toujours privées.
"Donc maintenant, vous savez comment le paquet est arrivé?" demanda Trudeau.
Sur une feuille, Corso avait tracé le chemin de l'information de Roswell du 509e Groupe jusqu'à Fort Bliss, puis de là, à
Wright Field, le point de dissémination.
"Je me doutais que cela n'était pas arrivé par la Poste" dit-il, "Je
ne pensais pas qu'elle avait un camion assez gros."
"Est-ce que cela peut nous aider à trouver ce que nous devons faire?"
demanda-t'il.
Même s'il avait été négligé pendant des années, il était clair que le
bureau des R&D était la destination voulue pour ce paquet. Le Général Twining, plus que quiconque, savait combien le budget
des R&D était protégé pendant les années de la guerre froide.
Maintenant, Corso comprenait comment le camouflage avait prit place et
il voyait maintenant combien le plan du Général était brillant. À moins qu'ils ne fassent partis du groupe de travail d'Eisenhower,
même les membres de la Sécurité Nationale de la Maison Blanche ne savaient pas que les R&D servaient de dépôt pour les
objets de Roswell. Corso en faisait parti. En fait, c'est jusqu'à ce qu'il voit les dossiers par lui-même que Corso réalisa
ce que Twining et son groupe de travail avaient accomplis. Au moment où Corso était à la Maison Blanche, tout était, apparemment,
de l'histoire ancienne. Les gens étaient plus inquiets à propos des informations sur les observations qui innondaient chaque
jour le projet BLUE BOOK que par l'histoire oubliée de Roswell.
Trudeau voulait savoir ce que les recherches de Corso avaient données
et ce qu'il avait entendu à propos de Roswell pendant ses années à la Maison Blanche, ce qu'il avait vu.
"Phil, nous savons tout les deux que le paquet que vous possédez n'est
pas une surprise." dit Trudeau.
Corso ne répondit pas car en répondant à cela, il brisait la confidentialité
auquel il était assigné par l'équipe de NSC à la Maison Blanche. "Vous n'avez rien à dire officiellement" continua-t'il, "et
je ne vous en veux pas. Mais vous pouvez me donner vos impressions sur la façon de parler des gens qui travaillaient pour
le groupe."
"Je n'ai pas travaillé pour le groupe, Général" dit Corso, "Et quoi que
j'ai vu ou entendu , c'est parce que c'est passé à côté de moi. Pas parce que j'étais supposé travailler avec."
Mais Trudeau poussa Corso à se rappeler comment la NSC avait traité avec
le groupe et combien l'équipe de Centre des Renseignements, à la Maison Blanche, pressait pour avoir tout l'information possible
sur ce que faisait le groupe.
Bien sûr, Corso se rappelait ces questions à propos de ce qui avait pu
se passer à Roswell, à propos de ce qui se caché derrière le projet BLUE BOOK et aussi à propos de ces lumières survolants
Washington en 1952. En 1961, avec les informations que Corso venait de recueillir, il pouvait voir clairement les choses qu'il
n'avait pas compris en 1955. Il ne comprenait pas pourquoi la CIA était si agressive à propos des observations répétées d'ovnis
et pourquoi elle cherchait toute les informations possibles sur la technologie de Roswell.
Trudeau voulait savoir comment travaillait la bureaucratie, combien d'activités
gérait lui-même le groupe. Le Général W. B. Smith avait remplacé Forrestal après son suicide durant la deuxième année de l'administration
Truman. À travers les questions du Général Trudeau, Corso se rendit compte que non seulement il connaissait déjà parfaitement
l'histoire mais qu'en plus il savait quels types de problèmes rencontreraient les R&D et comment les résoudre.
Ce groupe était au-dessus du Top-secret et officiellement, n'avait pas
le droit d'exister.
Des sous-groupes furent formés pour enquêter sur des zones spécifiques
de la recherche. Ces groupes avaient des niveaux de classifications inférieures. Le groupe devait déterminer ce qui pouvait
être diffusé au public et ce qui devait rester secret coûte que coûte. Comme dans l'histoire des cabanes, les membres du groupe
ont crées de nouvelles structures de protection pour l'information qu'ils devaient préserver.
Le camouflage officiel pliait sous le poids de l'information que le groupe
devait étudier. La structure du groupe a changé depuis sa formation à la fin des années 40. Ce qui avait commencé comme un
groupe de vieux amis était devenu un désordre incontrôlable dans les cinq années qui ont suivies.
Beaucoup de morceaux du gâteau s'échappaient tout autour et chaque branche
militaire volait une part du "budget noir". Il était donc nécessaire d'avoir une administration entière juste pour gérer les
gestionnaires du "cover-up". Ainsi, à un certain moment, au milieu de l'administration d'Eisenhower, le grand camouflage semblait
craquer. Personne ne savait ce que faisaient les autres.
Dans les années 50, une cascade d'effets se développa. Ce qui avait commencé
par une simple opération de camouflage s'était brisée en plusieurs petites unités. Les fonctions de contrôles et de commandements
commençaient à faiblir et comme un sous-marin faisant surface, des morceaux d'information émergeaient. L'armée du CIC, une
des forces les plus puissantes pour garder le secret de Roswell, avait faibli à cause de la CIA et du FBI qui poussaient derrière.
À la fin des années 50, le schéma original pour perpétrer le camouflage
était défectueux. Les fonctions étaient maintenant gérées par une série de groupes individuelles dans les agences militaires
et civiles, chacun avait accés à une information limitée, et chacun poursuivait ses propres recherches et enquêtes et chacun
se comportait comme si le super groupe des renseignements était aux commandes.
Mais comme le Magicien d'Oz, il n'y avait pas de super groupe des renseignements.
Ses fonctions avaient été absorbées par les différents groupes, mais personne n'en parlait parce que ce groupe n'était pas
supposé exister officiellement. Et, pendant les quarantes années suivantes, chaque agence crut être gérée par des hauts placés.
Rappelez-vous les files d'attente de voitures pendant la crise pétrolière
de 1973. Quand un conducteur, pensant qu'une station d'essence était ouverte, attendait à la pompe, 50 minutes après, d'autres
voitures attendaient derrière lui. De grandes files de voitures attendaient derrière des pompes qui n'ouvriraient jamais parce
qu'elles n'avaient pas d'essence.
C'était ce à quoi ressemblait le grand camouflage pendant le gouvernement
Kennedy.
"Il n'y a personne à la maison, Phil" dit Trudeau en lisant les notes
de Corso, "personne excepté nous. Nous devons faire notre propre politique."
Trudeau était Général, le produit d'un procédé politique et de l'approbation
du Congrés. Les Généraux sont fait par le Gouvernement, pas par l'armée. Ils se trouvent entre le Gouvernement et la vaste
machine militaire. Les Généraux sont là pour créer la conduite à suivre afin que la politique militaire fonctionne telle qu'elle
est sensée le faire.
Trudeau allait faire une politique là où 10 ans de groupes de travails
secrets avaient échoués: Exploiter la technologie de Roswell.
"J'ai besoin de vous pour me dire ce que vous avez trouvé et aussi pour
trouver le chemin à suivre en-dehors de ce bureau" dit Trudeau. "Il y a surement quelques pièces tehcnologiques dans vos dossiers
qui pourraient faire des armes, que nous pourrions utiliser pour un de nos hélicoptères. Qu'avons nous ici, Phil?" dit-il
"Nous devons faire quelquechose parce que personne ne le fera."
Cinq ou six personnes, à la Navy, à l'Air Force et à l'armée savaient
ce que possédaient les R&D et ils ne diraient rien à quiconque dans leurs branches respectives et rien à la CIA. Donc,
dans le cas où cela devrait se passer dans la bureaucratie militaire, le cover-up deviendrait le cover-up du cover-up, laissant
chacun d'entre-eux libre de faire ce qu'il veut.
Les renseignements militaires disaient que les Soviétiques étaient si
infiltrés dans les secrets Américains qu'au Kremlin ils savaient des choses avant que les militaires Américains soient mise
au courant par le Congrés.
L'armée savait que le KGB avait pénétré la CIA et le responsable de la
CIA avait fait parti intégrante du groupe de travail sur les soucoupes volantes depuis les années 50. Donc, quels que soient
les secrets que le groupe possédait, ce n'était certainement pas des secrets pour le KGB. Mais le KGB et la CIA n'étaient
pas réellement les adversaires que tout le monde pensait.
Ils s'espionnaient tous les uns et les autres, si bien qu'ils travaillaient
comme une seule organisation. C'étaient tous des espions professionnels. L'information est un pouvoir à utiliser. Vous ne
la donnez pas simplement à vos responsables politiques, Républicains, Communistes, ou autres, juste parce qu'ils vous le demandent.
Vous ne pouvez pas croire les politiciens, mais vous pouvez croire les autres espions. Les espions étaient donc, finalement,
fidèles à leurs groupes et tout les groupes jouaient le même jeu. La CIA, le KGB, les Services Secrets Britanniques et d'autres
agences de Renseignements étaient loyaux à eux-mêmes et à leur profession d'abord et seulement ensuite à leur gouvernement
respectif.
Les militaires savaient que le KGB, pas le Parti Communiste officiel,
récuperait le maximum d'information sur le gouvernement Soviétique et la CIA sur le gouvernement Américain. Des organisations
professionnelles d'espionnage comme la CIA et le KGB avaient tendance à vouloir se préserver eux-mêmes et c'est pourquoi pas
plus les militaires Russes que les militaires Américains ne les croyaient.
Si l'on regarde la grande guerre d'espionnage pendant la Guerre Froide,
on peut voir que la CIA et le KGB se comportaient comme une seule organisation. Corso pensait qu'ils avaient une raison pour
faire cela. Il savait qu'ils pensaient que les autres étaient trop stupides pour garder le monde en sécurité. Corso pense
cela parce qu'il a connu des agents du KGB pendant son activité et qu'il a eu suffisamment de morceaux d'informations pour
lui donner une image de l'Union Soviétique durant les années 50 et 60 et que c'était très différent de ce que l'on pouvait
lire en première page du "New York Times".
Ils savaient que dans les années 50 et 60, la CIA était infiltrée par
le KGB et que la plupart des gens du Pentagone jouaient à espion contre espion avec eux. Ils changeaient d'itinéraires pour
aller travailler, utilisaient toujours des histoires fausses pour tester les lignes téléphoniques non sûres, exploraient leurs
bureaux à la recherche de micros espions, utilisaient toujours un code lorsqu'ils parlaient avec d'autres sur un sujet sensible.
Ils avaient un agent des renseignements qui avait des amis dans l'armée
Russe qui ne croyaient pas plus au KGB qu'à la CIA. Si le nom de Corso etait associé à une histoire, cet agent le prévenait,
mais il ne prévenait jamais la CIA. Dans la capitale de son propre pays, ce genre d'information permit à Corso de rester en
vie.
La CIA a suivi Corso de très prés pendant ses 4 années à la Maison Blanche.
Cela le rendit malade. Puis lorsqu'il revint à Washington, en 1961, pour travailler avec le Général Trudeau, la CIA recommença
sa surveillance rapprochée. Le jour suivant, après avoir dit à son patron ce qu'il allait faire, Corso alla directement à
Langley, Virginie, et entra dans le bureau de son vieille adversaire, le directeur des opérations de camouflages, Frank Wiesner,
un des meilleurs amis du KGB.
Corso dit à Wiesner qu'hier était la dernière journée durant laquelle
il se promènerait sans arme. Il posa son 45 sur le bureau de Wiesner et lui dit que s'il voyait encore la surveillance rapprochée
demain, ils retrouveraient Weisner dans le Potomac avec deux trous sanglants à la place des yeux.
Wiesner dit, "Vous ne ferez pas cela, Colonel". Mais Corso lui rappela
qu'il savait très précisément où tous les cadavres étaient incinérés. Tout ces gens qu'il avait fait assassiner pendant sa
coopération avec les Russes. Il raconterait tout ce qu'il savait au Congrés. Weisner se rétractera.
Lors d'un voyage à Londres, Wiesner se suicida et fut trouvé pendu dans
sa chambre d'hôtel.
Corso n'a jamais raconté son histoire. Deux ans plus tard, en 1963, un
des amis de Weisner à l'agence lui dit que tout était "Pour rire, Phil". C'était une partie d'un processus pour recruter Corso
à la CIA après son départ à la retraite de l'armée. Mais Corso voulait travailler pour le Sénateur Strom Thurmond, au comité
des relations étrangères et pour le Sénateur Richard Russel à la commission Warren.
Leurs connaissances communes sur la CIA et le KGB faisaient que lorsque
Trudeau voulait que la CIA sorte pendant les délibérations sur les budgets, c’était parce que il savait que toute la
discution serait donnée au KGB dans les 24 heures.
La CIA était l'ennemi. Vous ne deviez croire personne. Donc il fut évident
qu'avant 1961, plus personne ne se rappelait ce que l'armée avait reçu de Roswell. Tout ce qu'avaient à faire Trudeau et Corso,
c'était d'élaborer leur propre stratégie sans faire participer la CIA et les espions dans le gouvernement.
Donc quand le Général Trudeau dit qu'ils devaient faire silence radio
sur le paquet de Roswell, Corso savait exactement de quoi il parlait. Si personne ne sait ce que vous possédez, ne le dites
pas. Mais si vous pensez que vous pouvez en tirer quelque chose à l'extérieur, dites-le. Utilisez toutes les ressources à
votre disposition mais ne dites pas tout à tout le monde sur ce que vous faites. Les seules personnes dans la pièce étaient
Trudeau et Corso.
Le Général Trudeau promit, "Je ne dirais rien si vous ne dites rien,
Phil."
"Il n'y a personne a part nous , Général" répondit corso.
Alors ils commencèrent à élaborer une stratégie. "Hypothétiquement, Phil"
dit Trudeau, "quelle est la meilleure conduite à tenir pour exploiter ce que nous avons sans que quiconque devine que nous
faisons quelque chose de spécial?"
"Simple Général" dit Corso, "Nous ne faisons rien de spécial"
"Vous avez un plan?" questionna Trudeau.
"Plus une idée qu'un plan" commenca Corso, "Mais elle commence comme
cela: C'est ce que vous avez demandé. Si nous ne voulons pas que quelqu'un pense que nous faisons quelque chose sortant de
l'ordinaire, et bien, nous ne ferons rien qui sorte de l'ordinaire. Quand le Général Twining a fait ses recommandations au
Président Truman et à l'armée, il n'a pas suggéré qu'ils feraient quelque chose de différent avec ce dossier qu'avec les dossiers
habituels. Travail habituel. C'est comme cela que le groupe opérait. Ce qu'ils ont fait, c'est d'organiser un plan de travail
même si c'était quelque chose qui n'avait jamais été fait auparavant. C'était le camouflage: Ne changez pas les choses mais
utilisez vos procédures habituelles pour manier cette technologie extraterrestre."
"Donc, quelles sont vos recommandations? " demanda Trudeau.
"Nous allons suivre le même chemin que ce bureau a toujours utilisé:
Les rapports." dit Corso, "Je vais écrire des rapports sur la technologie extraterrestre comme tout autre rapport sur une
technologie étrangère. Ce que je vois, ce que je pense des potentiels, où nous pouvons les développer, avec quelles compagnies
et avec quels styles de contrats."
"Quand commencez-vous ? " demanda le Général.
"Je vais lister le dossier, j e vais aller voir les scientifiques autorisés
avec lesquels nous pouvons avoir confiance, comme Oberth et von Braun, pour conseils."
"Je vois ce que vous voulez dire" dit Trudeau, "bien sûr, nous allons
lister tout nos entrepreneurs dans la défense, aussi. Pour voir lesquels ont des contrats de développements en cours qui nous
permettraient d'inserer nos projets directement à l'intérieur."
"Exactement, les contrats existants seront la couverture sur ce que nous
développerons." dit Corso, "Rien ne sortira de l'ordinaire parce que nous ne commencerons jamais rien qui ne soit déjà commencé
dans un contrat précédent."
"C'est juste un grand mélange" dit Trudeau.
"Ce que nous allons seulement faire" dit Corso, "C'est de mélanger la
technologie actuelle en cours de développement avec la technologie extraterrestre, et nous allons laisser les compagnies déposer
leurs propres brevets d'inventions."
"Bien sûr" réalisa Trudeau, "S'ils possédent leurs propres brevets, nous
aurons complètement inversé l'étude de la technologie."
"Exactement, Monsieur, c'est vrai. Personne ne le saura jamais. Nous
ne dirons jamais aux compagnies d'où vient cette technologie, ainsi le monde connaîtra l'histoire de ces brevets comme faisant
parti de l'histoire des inventions."
"C'est une couverture parfaite, Phil" dit le Général, "Où allez-vous
commencer?"
"Je vais écrire mes premières analyses et recommandations cette nuit."
promit Corso, "Il n'y a pas un moment à perdre."
Corso commenca son rapport par les rapports d'autopsies dans lequel il
indiqua:
"Montrent un être de 10 cm (110 cm?). Le corps semble décomposé et les
photos elles-mêmes ne sont pas très utilisables sauf pour la curiosité. Ce sont les rapports medicaux qui sont intéressants.
Les organes, les os, et la peau sont différents des nôtres. Le coeur de l'être et ses poumons sont plus gros que ceux des
humains. Les os sont plus fins mais semblent plus solides comme si les atomes étaient alignés pour une plus grande résistance
à la tension. La peau montre aussi un alignement atomique différent avec ce qu'il semble pour but de protéger les organes
vitaux des rayons cosmiques ou des ondes gravitationnelles que nous ne comprenons pas.
Les rapports médicaux suggérant que les médecins ont été plus surpris par les similitudes entre l’être
trouvé dans le vaisseau et l’être humain que leurs différences (note: les rapports de la NSC font référence à cette
créature comme une entité biologique extraterrestre ou EBE). Plus spécialement le cerveau qui est plus gros dans la
EBE mais différent du nôtre."
Corso écrivit cela durant une des nombreuses nuits qu'il allait passer
cette année-là, ébauchant des notes qu'il taperait plus tard dans des rapports officiels qui ne seraient vus que par le Général
Trudeau, apportant des conclusions qui ressembleraient plus à de la Science-Fiction qu'à la réalité.
Corso pensait que ses rapports ne verraient jamais la lumière du jour.
Dans la réalité quotidienne du monde, ils semblaient, même maintenant, fantastiques. Est-ce que c'était réellement ce qu'il
avait écrit? où quelqu'un d'autre? d'où venaient les idées?
"Si l'on considère les facteurs biologiques similaires qui affectent
l’être humain, comme les coureurs de fonds dans lesquels le coeur et les poumons sont plus gros que la moyenne, les
montagnards dont la capacité pulmonaire est plus grande que ceux qui vivent au niveau de la mer et même aux athlètes dont
l'alignement musculaire est différent de ceux non-athlètes, on peut supposer que les EBE représentent la fin d'un processus
génétique pour les adapter aux voyages spaciaux de longues distances, dans un environnement électromagnétique et à des vitesses
telles que décrites dans la théorie de la relativité d'Einstein?
(note:le Dr Herman Oberth suggéra qu'il faudrait considérer l'appareil de Roswell, non pas comme un vaisseau
spatial, mais comme une machine temporelle. Son rapport technique sur la propulsion est joint.) ".
=====
Chapitre 8
L'EBE
Les EBE sont décris dans les rapports d'autopsies plutôt comme des robots
humanoïdes que comme une forme de vie.Vie fabriquée spécialement pour les voyages longues distances à travers l'espace et
le temps.
En été, Corso fit son premier rapport pour le Général Trudeau. Et quel
rapport! Il donnait le ton pour tous les autres rapports et recommandations que ferait Corso pour le Général pendant les deux
années suivantes. Ce rapport commença avec la plus grosse chose trouvée: Les extraterrestres eux-mêmes.
Les rapports médicaux et les photos, qui se trouvaient devant Corso,
lui suggéraient que la créature était remarquablement adaptée pour un long voyage spatial.
Par exemple, le temps biologique.
Les médecins de Walter Reed faisaient l’hypothèse que le temps
devait passer très lentement pour cette entité parce qu'elle possédait un métabolisme très lent, mise en évidence, disaient-ils,
par les énormes capacités du coeur et des poumons. La physiologie de cette chose indiquait que ce n'était pas une créature
qui avait un corps devant travailler dur pour se substanter. Un gros coeur voulait dire qu'il battait moins vite qu'un coeur
humain pour conduire le fluide, comme du fluide lymphatique, à travers un système circulatoire limité, primitif et de capacité
réduite.
Le résultat devait être que l'horloge biologique battait moins vite que
celle d'un humain et probablement permettait à la créature de voyager à grandes distances dans un temps biologique plus court
que celui d'un humain.
Le coeur était en état de décomposition avancé au moment où les chercheurs
de Walter Reed avaient mis la main dessus. Ils pensaient que l’atmosphère Terrestre était légèrement toxique pour les
organes de la créature. Le personnel médical du 509e Groupe avait rapidement mit dans un gel de préservation une de ces créatures.
Chose que Corso avait vue des années auparavant.
Les pathologistes de Walter Reed furent incapables de déterminer avec
certitude la structure du coeur de la créature excepté qu'il fonctionnait comme une réserve passive de sang ainsi que comme
une pompe qui ne travaillait pas de la même façon qu'un coeur humain. Ils disaient que le coeur de l'extraterrestre semblait
avoir un diaphragme musculaire interne qui devait travailler plus dur qu'un coeur humain parce que les créatures devaient
survivre dans une zone de gravité réduite, en tout cas, telle que la gravité est comprise actuellement.
Comme les chameaux stockent l'eau, la créature stockait une atmosphère
respirable dans ses poumons de grandes capacités. Ces poumons travaillaient comme un réservoir d'essence, envoyant l’atmosphère,
très lentement, dans le système de la créature.
À cause de son gros coeur et de la capacité de ses poumons, les chercheurs
croyaient que cela permettait de réduire le transport d'un volume important d’atmosphère pendant le voyage. Les créatures
ne faisaient que 120 cm de haut et les poumons occupaient une grande partie de la cage thoracique. Cela indiquait aussi que
peut-être la créature était spécialement conçue pour les voyages de longues distances.
Ils pensaient que le coeur et les poumons étaient "Bio-fabriqués" et
donc le squelette aussi.
Bien qu'elle soit en état de décomposition avancée, les os de la créature
ressemblaient à de la fibre. Ils étaient comparables aux os humains tels que: côtes, sternum, clavicules et pelvis. Les pathologistes
spéculèrent sur les os qui étaient plus flexibles que ceux d'un humain et plus résistants. Ceci pouvait avoir pour but d'absorber
les chocs. Les créatures semblaient adaptées, avec ce squelette, aux chocs et aux forces extrêmes.
L'équipe de récupération, à Roswell, avait signalé que deux créatures
vivantes après l'écrasement avaient des difficultés pour respirer notre atmosphère. Peut-être était-ce dû au fait qu'elles
avaient été éjectées de leur vaisseau, non protégées à notre gravité ou à notre atmosphère. Personne ne le savait. Personne
ne savait aussi si la créature morte peu après l'écrasement était morte causes des blessures faites par les armes des
sentinelles ou pour d'autres raisons. Les témoins militaires racontèrent des histoires différentes à propos de la créature
qui a survécu et qui a essayé de s’échapper.
Certains disaient qu'elle luttait pour respirer, d'autres disaient qu'elle
agonisait uniquement après avoir été "flinguée" par les sentinelles. Corso pensa que c'était peut-être la forte gravité de
la Terre qui avait d'abord fait paniquer la créature. Cela peut expliquer sa respiration laborieuse. Puis après avoir été
"flinguée", elle avait de la peine à respirer à cause de ses blessures. Le rapport médicale ne mentionnait rien à propos de
gazs toxiques ou d'une sorte d’atmosphère quelconque que la créature aurait pu respirer.
Si le vaisseau de Roswell est un appareil de surveillance, comme le pensaient
des chercheurs à Wright Field, alors il est probable que les créatures n'avaient pas l'intention de quitter ce vaisseau. C'était
un vaisseau équipé avec un appareil capable de percer la nuit en utilisant la différence de température des objets pour créer
une image visuelle permettant aux occupants du vaisseau d'observer dans l'obscurité. Et parce qu'il pouvait apparaître et
disparaître des écrans radars, les chercheurs pensaient que les créatures restaient simplement à l'intérieur du vaisseau et
observaient.
Peut être que d'autres types de vaisseaux de la même culture étaient
équipés pour atterrir ou effectuer des missions à l'extérieur et qui permettaient à l'équipage de sortir sans subir aucunes
conséquences. Les médecins ne spéculèrent pas là-dessus.
Ce qui intrigua ceux qui inspectaient le vaisseau, une fois envoyé à
Wright Field, c'était la totale absence de nourriture et de moyens pour la préparer. Il n'y avait aucun garde-manger à bord.
À l'époque ou le voyage dans l'espace était de la science-fiction, les analystes militaires étaient toujours au travail pour
formuler des idées sur comment une technologie de cette sorte devait être incorporée. Ce n'était pas pour voyager vers les
autres planétes mais pour naviguer autour de la Terre. Si vous voulez mettre des hommes en orbite terrestre, comment allez-vous
gérer leurs déchets, fournir l’oxygène adéquate et les nourrir pendant des périodes prolongées?
Aprés avoir développé un véhicule assez puissant pour mettre un vaisseau
en orbite autour de la Terre, le garder assez longtemps pour qu'il puisse effectuer sa mission était le problème suivant.
Le vaisseau de Roswell semblait avoir résolu ce problème, mais il n'y
avait aucunes indications sur comment la nourriture se préparait et comment les déchets étaient gérés.
Il y avait beaucoup de spéculations des chercheurs à propos de la composition
de ces créatures et de ce qui pouvait les nourrir. D'abord, les docteurs étaient plus intéressés par les similitudes entre
les créatures et les humains que par les différences. Plutôt qu'un apparence hideux d'insecte ou de reptile mangeurs d'hommes
comme dans "La Guerre des mondes", ces créatures ressemblaient à de petites versions d'hommes, seulement différentes. C'était
sinistre.
Bien que les docteurs n'aient pas pu définir le travail chimique des
corps des créatures, ils avaient déterminé qu'elles ne contenaient pas de nouveaux organes. Le rapport que Corso possédait
suggérait une nouvelle organisation des organes qui nécessitait plus d'évaluation avant de ce faire une opinion. Un intérêt
spécifique était le fluide qui servait de sang à la créature mais qui servait aussi à réguler les sécrétions glandulaires
de façon plus importante que dans un corps humain. Dans ces entités biologiques, les systèmes sanguins et lymphatiques semblaient
combinés. Si un échange nutritionnelle se passait entre ces deux systèmes, cet échange pouvait seulement prendre place à travers
la peau de la créature parce qu'elle ne possédait ni organes digestifs ou intestinaux.
Le rapport médical révélait que les créatures étaient recouvertes d'une
pellicule protectrice, en un seul morceau, une autre peau dans laquelle les atomes étaient alignés afin de fournir une grande
résistance tissulaire et une grande flexibilité. Un examinateur décrivit que ceci lui rappelait une toile d'araignée. Cela
semblait très fragile mais c'était très solide. La qualité unique de la toile d'araignée provient de l'alignement de ses fibres
qui permet de résister à une grande pression.
Le vêtement, ou seconde peau, de la créature avait été littéralement
tissé autour de la créature, lui fournissant une parfaite peau protectrice. Les docteurs n'avaient jamais rien vu de tel.
L'alignement des fibres du vêtement suggérait aux docteurs qu'il pouvait
aussi protéger le porteur des rayons cosmiques qui bombardent tout vaisseau se trouvant dans l'espace. Les organes internes
de la créature semblaient si fragiles et si grands que les docteurs de Walter Reed pensaient que sans ce vêtement, la créature
aurait été très vulnérable au constant bombardement de particules d'énergie. Tout voyageur de l'espace subirait, sans protection,
le même sort: Il cuirait comme dans un four à micro-ondes. Le bombardement de particules à l'intérieur du vaisseau serait
si intense qu'il accélérerait la structure atomique de la créature et la chaleur résultante aurait littéralement cuite la
créature.
Les docteurs étaient fascinés aussi par la peau interne de la créature.
Elle ressemblait à une couche de peau de tissus gras comme ils n'en avaient jamais vu avant. Elle était, de plus, complètement
perméable comme si elle faisait constamment des échanges chimiques avec les systèmes sanguin et lymphatique. Était-ce la façon
dont la créature se nourissait et la façon dont les déchets étaient gérés?
La très petite bouche et l'abscence de système digestif troubla les chercheurs,
au début, parce qu'ils ne savaient pas comment ces créatures se nourrissaient. Mais leurs hypothèses comme quoi les processus
chimiques de la peau et peut-être même le gaspillage chimique lors de la circulation pouvaient expliquer l'absence de moyens
pour la gestion de la nourriture et les déchets dans le vaisseau.
Corso pensait que ces créatures n'avaient pas besoin de nourriture ou
de toilettes parce qu'elles n'étaient pas des formes de vies, juste une sorte de robot ou d'androïde. Une autre explication
suggérait par les ingénieurs de Wright Field était que ce vaisseau était juste un petit vaisseau qui ne s'éloignait pas trop
loin d'un plus gros vaisseau. Le métabolisme des créatures montrait qu'elles pouvaient survivre pendant des périodes prolongés
en se nourrisant d'une petite ration alimentaire jusqu'à leur retour à la base. Ni les ingénieurs, pas plus que les docteurs
avaient une explication sur l'abscence de toilettes à bord du vaisseau.
Personne ne pouvait expliquer le processus pour les excréments de la
créature. Corso pensait que la peau de la créature était plus ressemblante à une écorce de plante qu'à de la peau humaine.
Cela pouvait expliquer l'absence de nourriture et de toilettes. Une attention toute particulière fut apportée, lors de l'autopsie,
au cerveau des créatures. Sur sa taille, sa nature et son anatomie.
Des témoins lors de la récupération du vaisseau, avaient signalés l'impression
de recevoir des sensations de la créature mourante. Sensations de douleurs et de souffrances. Personne n'entendit la créature
produire un son, les sensations pouvaient être de la télépathie. Les témoins avaient déclarés qu'ils n'avaient pas entendu
de mots distincts dans leurs cerveaux, juste des sensations, plus simples que des phrases mais aussi plus complexes parce
que les témoins étaient capables de prendre part, non seulement à la souffrance de la créature, mais aussi à son désarroi,
comme si elle pleurait les autres qui avaient péris dans le vaisseau.
Les médecins pensaient que le cerveau extraterrestre, disproportionné
en comparaison du cerveau humain et à la taille de la créature, était constitué de quatres parties. Les créatures étaient
mortes et leurs cerveaux avaient commencés à se décomposer. Même si les créatures avaient été encore vivantes, la technologie
médicale en 1947 n'avait pas encore les scanners à ultra-sons des laboratoires d'aujourd'hui. Les docteurs n'avaient pas de
moyens pour évaluer la nature des lobes, ou des "sphères" comme elles étaient appelées dans le rapport. Excepté la spéculation
sur la nature du cerveau et de son pouvoir psycho-kinétique, les rapports étaient très léger en vraies données.
Une des preuves possible de la façon de travailler des cerveaux extraterrestres
était ce que Corso appelait dans ses rapports: "Le bandana".
Cet objet ressemblait à un bandeau de tête sans aucun ornement ou décoration
dessus. Fabriqué dans une sorte de plastique flexible avec des senseurs et des contacts électriques similaires à ceux d'un
électroencéphalogramme.
Cette chose était placée autour du crane de l'extraterrestre, juste au-dessus
des oreilles, à l'endroit où le crane commençait à s'expanser pour contenir le gros cerveau. En ce temps-là, les rapports
de Wright Field indiquaient que les ingénieurs pensaient que cela pouvait être une sorte d'appareil de communication, comme
le micro des pilotes pendant la Deuxième Guerre Mondiale.
Il est inutile de dire que pendant les quelques heures durant lesquelles
cet objet s'était trouvé à Walter Reed, plus d'un officier du 509e Groupe avait essayé cette chose autour de sa tête pour
voir ce que cela faisait. Au début, cela ne fit rien. Il n'y avait pas de boutons, pas d'interrupteurs, pas de fils électriques,
rien qui ne puisse suggérer que cela était un panneau de contrôle.
Personne ne savait comment l'allumer ou l'éteindre. Cette bande n'était
pas vraiment ajustable bien qu'elle soit assez élastique pour s'adapter à toutes les tétes des créatures. Toutefois, les rapports
indiquaient que quelques officiers qui avaient un tour de tête assez large pour avoir le contact avec toute la surface avaient
eu le choc de leur vie.
Les officiers signalèrent comme une sensation de picotement à l'intérieur
de leurs têtes et un impressionnant ballet de couleurs changeantes et explosantes à l'intérieur de leurs paupières alors qu'ils
tournaient l'objet autour de leurs têtes et posaient les capteurs à différents endroits de leurs crânes.
Ces rapports de témoins suggéraient à Corso que ces senseurs stimulaient
différentes parties du cerveau et en même temps échangeaient des informations avec le cerveau. Cet objet était un mécanisme
sophistiqué pour traduire les impulsions électriques de l'intérieur du cerveau des extraterrestres en ordres spécifiques.
Peut-être cela permettait-il de gérer les systèmes de propulsion et de navigation du vaisseau.
C'est seulement lorsqu'ils développèrent le projet de recherche sur les
ondes cérébrales que Corso comprit ce qu'ils possédaient et comment il devait être développé. Cela prit très longtemps pour
récolter les fruits de cette technologie mais 50 ans après Roswell, des versions de cet objet sont devenues, éventuellement,
un composant du système de navigation de quelques uns des plus sophistiqués hélicoptères et plus tard une interface électronique
pour les jeux sur ordinateurs individuels.
Les ingénieurs du 509e Groupe étaient aussi surpris par l'absence de
contrôles traditionnelles et de système de propulsion dans le véhicule crashé. D'après ces rapports et les objets, Corso imagina
que les clefs pour comprendre ce qui faisait bouger et ce qui dirigait le vol du vaisseau n'était pas dans le vaisseau lui-même
mais dans la relation entre les pilotes et le vaisseau. Avec l’hypothèse d'un système de guidage par ondes cérébrales,
cela montrait un concept de guidage de vol révolutionnaire dans lequel le pilote était le système. Corso pensait que le vaisseau
était navigué de cette façon, avec une relation directe entre les ondes cérébrales des cerveaux des pilotes et les systèmes
de contrôles.
Les ondes cérébrales étaient interprétées par le ‘bandana’
qui servait d'interface. Corso ne reçut jamais de copie de l'autopsie de l'extraterrestre que la Navy avait reçu du Général
Twining. Il avait seulement lu les rapports militaires. Initialement, les cadavres furent stockés à Wright Field, puis ils
furent envoyés dans d'autres services. Quand l'Air Force devint une branche à part de l'armée, les corps stockés à Wright
Field, ainsi que le vaisseau, furent envoyés à la base de Norton, Californie, où l'Air Force commença ses expériences pour
dupliquer la technologie du véhicule.
L'air Force étudia les capacités de vol du vaisseau et sur comment construire
des défenses contre lui.
Ces expériences se passèrent a Norton, puis finalement, à Nellis, Nevada,
au fameux site de Groom Lake où la technologie Stealth fut développée. L'armée n'était intéressé que par les systèmes d'armements
à bord du vaisseau et comment elle pouvait les réutiliser dans ses propres installations.
Le vaisseau original de Roswell resta à Norton où l'Air Force et la CIA
ont maintenu une sorte de musée extraterrestre. Mais les expériences sur la réplique du vaisseau extraterrestre continuèrent
à travers les années durant lesquelles les ingénieurs cherchèrent à adapter les systèmes de navigation et de propulsion
à la technologie actuelle.
Cela continu encore..
Corso n'a jamais vu le vaisseau à Norton mais il vit assez de rapports
passer dans son bureau pour savoir quel secret c'était et comment il était maintenu. Il n'y avait pas de système de propulsion
conventionnel pour expliquer le vaisseau de Roswell. Il n'y avait pas de moteur nucléaire, pas de fusées, pas de réacteurs.
Certains du R&D cherchèrent à adapter le système de guidage du vaisseau à la technologie actuelle. Mais des années 1960
aux années 1970, ils échouèrent pour le rendre opérationnel. Le vaisseau de Roswell était capable de déplacer la gravité à
travers la propagation d'ondes magnétiques. Une fois ceci découvert, les ingénieurs cherchèrent comment le vaisseau pouvait
contenir sa capacité électrique et comment les pilotes pouvaient vivre à l'intérieur d'un champ magnétique.
Le résultat ne serait pas seulement une grande découverte, mais aussi
un bénéfice de billions de dollars à travers les contrats de développements pour une nouvelle génération d'appareils militaires
aériens et de sous-marins.
Les premières révélations sur la nature du vaisseau et son interface
avec le pilote arrivérent très rapidement pendant les premières années de tests à Norton. L'Air Force découvrit que le véhicule
entier fonctionnait comme un conducteur géant. Le vaisseau stockait (emmagasinait) lui-même l'énergie nécessaire pour propager
la vague magnétique afin de le soulever et afin qu'il puisse atteindre des vitesses supérieures à 7000 km/h.
Les pilotes n'étaient pas affectés par la force G durant l'accélération
parce qu'à l'intérieur du vaisseau, c'est comme si la gravité était pliée autour de l'onde de développée par le vaisseau.
C'était peut-être comme voyager à l'intérieur d'un ouragan. Mais comment l'interface travaillait-elle entre les pilotes et
l'onde générée ?
Corso écrivit dans son rapport à Trudeau que le secret de ce système
pouvait se trouver dans le vêtement que portait les créatures. Ces créatures n'étaient pas pas juste des pilotes d'un véhicule,
elles devenaient une partie du circuit électrique de ce véhicule, le déplaçant de la même facon que l'on bouge un muscle.
Le vaisseau était simplement une extension de leurs propres corps parce qu'il était lié à leurs systèmes neurologiques. Donc
ces créatures étaient capables de survivre de manière prolongée à l'intérieur d'un haut champ d’énergie en devenant
le circuit primaire de contrôle de l'onde.
Elles étaient protégées par leurs vêtements qui les recouvraient de la
tête aux pieds. Leurs vêtements les rendaient capables de faire un avec le vaisseau, de faire partie de l'onde. En 1947, c'était
une technologie si nouvelle qu'elle était effrayante et frustrante. Si les Américains pouvaient reproduire seulement la source
d'énergie de l'appareil, ils obtiendraient une technologie qui dépasserait toutes les formes de propulsions à réactions classiques.
C'est ce qu'ils essayent encore de faire aujourd'hui, 50 ans après l'écrasement
de Roswell.
Corso voulait commencer son rapport avec les rapports d'autopsies des
extraterrestres et ensuite sur ce qu'ils pouvaient comprendre de la technologie du vaisseau spatial.
Corso entra dans le bureau du Général Trudeau et dit: "Voici le rapport
que vous attendez,Général".
Ce rapport contenait bien plus qu'il ne pensait parce que le sujet était
nouveau et compliqué. Corso savait qu'il était dans quelque chose qui pouvait changer le monde. Il était dans les R&D
et avait la responsabilité de ce matériel comme le Général Twining avait dit qu'il serait, 50 ans plus tôt.
Corso avait trouvé des pièces d'un puzzle pour une nouvelle ère de technologie.
Pendant des années, les scientifiques avaient pensé sur ce que pourrait être un voyage dans l'espace, spécialement depuis
que les Russes avaient envoyé Sputnik. Les plans pour une base militaire lunaire étaient développés par l'armée dans les années
50 sous la responsabilité du Général Arthur Trudeau mais cela avait été stoppé à cause de la création de la NASA. Ces plans
avaient pour but de se confronter avec les problèmes de voyage dans l'espace. Mais le vaisseau montrait qu'une race extraterrestre
s'était adaptée elle-même au voyage dans l'espace, aux différentes gravités, aux rayons cosmiques et aux ondes magnétiques.
Tout ce qu'avaient à faire les R&D, c'était d'utiliser les vastes
ressources militaires et industrielles à leurs dispositions pour récolter les fruits de cette technologie.
=====
Chapitre 9
LES PROJETS DÉMARRENT
«C’est un rapport diabolique, Phil», dit le Général Trudeau, en
regardant la liasse de papiers que Corso lui avait emmené ce matin-là. Corso avait attendu depuis 6h00 du matin après son
retour au pentagone. «Que faites-vous? Vous avez passer la nuit à écrire?»
«J’ai fait quelques heures supplémentaires» dit Corso, «je
ne veux pas passer trop de temps avec ce dossier dingue quand les gens sont supposés travailler.»
Le Général rigola mais il était impressioné.
La recherche militaire et les agences de développements étaient mises
sous pressions par le Congrés afin d’obtenir des succès. Le projet Horizon dormait dans sa propre armoire et prenait
la poussière.
Il y avait un intérêt croissant dans l’armée sur le fait qu’elle
soit impliquée avec les Français en Indochine pour prendre le Vietcong. C’était une guerre que les Américains ne pouvaient
pas gagner mais qui pomperait toutes les ressources de la vrai guerre avec l’Europe de l’Est.
Donc, plutôt que de marquer quelques buts, le Général Trudeau avait besoin
de projets pour garder les agences civiles et empêcher la fuite de leurs ressources.
Le Général Trudeau poussa pour un plan tactique.
« Nous savons ce que nous voulons faire, Général » dit Corso, «
et voila comment j’aimerai commencer. »
Corso expliqua qu’il voulait compiler une liste de toutes leurs
ressources humaines, comme les scientifiques Allemands sur les fusées qui travaillaient à Alamogordo et White Sand. Corso
avait rencontré beaucoup de spécialistes sur les systémes de guidages de missiles pour le programme de missiles guidés à Red
Canyon.
c’étaient ces gens que Corso voulait rassembler dans un « Brain
Trust ». Des gens avec lesquels il pourrait parler des étranges objets qui n’avaient pas pour origine la Terre.
C’étaient ces scientifiques qui pourraient lui dire quoi faire
de tout cela.
« Et après cette ‘ brain trust’ », demanda Trudeau,
« Alors quoi? »
« Opposez-les à ces technologies » dit corso. Il savait qu’ils
marchaient en aveugle avec ce matériel. Ils ne pouvaient pas parler de cela avec la communauté scientifique et académique
par ce qu’ils auraient perdus rapidement le contrôle de leurs secrets.
D’un autre côté, beaucoup de ces secrets avaient avoir avec l’armement
et il y avait des régles trés strictes sur ce qu’ils pouvaient dévoiler ou non sans les autorisations appropriées.
Mais leur « brain trust » était inestimable. Et avec les bonnes orientations
et contrôles de sécurité, ils pourraient donner leurs secrets.
« Quels scientifiques avez-vous en tête? » demanda Trudeau .
« Je pense à Robert Sarbacher » dit Corso, « Wernher von Braun,
bien sur, Hans Kohler, Hermann Oberth, John von Neulann. »
« Que savent-ils sur Roswell? » voulut savoir Trudeau. S’ils
avaient été consultés en 1947 sur le matériel de Roswell, comme Wernher von Braun l’avait été par le Général Twining,
alors ils ne révéleraient aucuns secrets. S’ils ne savaient rien sur le crash, alors ils prendaient des risques en divulgant
des informations classées au-dessus du Top-secret.
Trudeau voulait savoir à quel point c’était dangereux d’impliquer
ces scientifiques. Mais corso le rassura sur le fait que tous savaient déjà quelque chose sur Roswell à cause de leurs relations
avec les R&D.
Durant l’administration d’Eisenhower, l’informations
à propos des recherches classifiées sur les extraterrestres était filtrée par le bureau des R&D parce que la tête des
R&D était une des personnes originales du groupe.
« J’étais à la Maison Blanche quand Sarbacher était
dans le comité, Général » dit Corso, « Je suis presque sûr qu’il était dans le secret et Hermann Oberth. Il m’a
toujours dit que les objets que l’on voyait sur les radars à Red Canyon, et qui disparaissaient, étaient probablement
du même genre que le vaisseau extraterrestre récupéré à Roswell. Donc il savait, mais je ne sais pas comment. »
« Hé bien! Ce sont en fait de bonnes nouvelles » dit le Général Trudeau
, « Je ne voudrais pas être celui qui autorisera la diffusion d’information classifiée à quelqu’un qui ne connaissait
rien au préalable et je ne veux pas vous mettre dans la position, Phil, d’avoir à expliquer, aux plus hauts, la raison
de la diffusion d’informations top-secrètes à des gens sans autorisations, même pour la sécurité du pays. »
Corso apprécia cela, mais pour que leur plan réussisse, ils avaient besoin
de l’aide d’experts comme von Braun, Oberth et Sarbacher.
« Comment allez vous les approcher? » demanda Trudeau.
« Nous devons d’abord faire un inventaire de tout les contrats
industrielles avec la défense que nous pourrons gérer, Général » dit corso, « Mêler les contrats et les systèmes que nous
développons avec le matériel que nous possédons pour voir comment ils l’adapteront. Ensuite nous introduirons les scientifiques
pour consultation afin d’être sûr de ce que nous avons. »
« Allons à travers une première liste de production potentielle » suggéra
le Général, «pour voir où nos contrats nous emmènent et ou les scientifiques peuvent aider. Et vous savez ce qui se passera
alors? » questionna trudeau.
« Nous allons vous coller dans des vêtements civiles et vous envoyer
sur la route pour rendre visite à nos amis qui ont des contrats avec la défense. »
« Je veux que personne ne sache », expliqua le Général, «qu’un
Lieutenant Colonel sur la liste de recherche de la CIA voyage à travers les différents contrats avec la défense avec une mystérieuse
mallette pleine de quelque chose que personne ne connait. »Il rigola, « Nous devons travailler sur cette liste ».
Cet après-midi là, Corso retourna à son rapport sur le EBE et son vaisseau
et commença à faire la liste les énigmes qu’il contenait et les opportunités pour de nouvelles productions qu’il
représentait.
Quel était le moteur ou l’énergie utilisée par ce vaisseau? il
n’avait pas de propulseurs, pas de réacteurs. Il n’avait pas de systéme de propulsion comme les V2, il ne contenait
aucun carburant. À la base de Norton, où le vaisseau fut éventuellement rangé, les ingénieurs étaient émerveillés par le fin
amalgame de cuivre et d’argent qui recouvrait l’extérieur du vaisseau.
Ce métal était remarquable par sa conductivité, comme si le vaisseau
en entier était un circuit éléctrique n’offrant aucune résistance au courant.
C’était quelque chose que les techniciens ne pouvaient dupliquer.
Dans les années 50, à la base de Norton, deux prototypes du vaisseau extraterrestre furent fabriqués, mais il n’eurent
jamais la puissance du vaisseau qui c’était écrasé.
À la place, il fut mit des générateurs de fusions nucléaires mais ils
étaient inefficaces et dangereux. Même le générateur nucléaire qui fournissait l’énergie pour les satellites Soviétiques
et Américains dans les années 60 était inefficace pour les besoins de la réplique du vaisseau spatial.
Donc la question restait: Qu’elle était l’énergie du vaisseau
spatial?
Corso fit la liste de toutes ses découvertes:
- Le vaisseau en forme croissant n’a pas de systémes de controles
directionnelles que nous connaissions. Il n’y a pas de manettes, de roues, de pédales, de cables, de vannes, d’abattants
ou de gouvernes. Comment ces créatures contrôlaient ce vaisseau et comment contrôlaient-elles la vitesse, accélérant d’un
point stationnaire, comme un hélicoptère, à des vitesses supérieures à 7000 miles/h en quelques secondes?
- Comment étaient protegées ces créatures des forces G? les pilotes pendant
la Deuxième Guerre mondiale devaient porter une combinaison spéciale pour diffuser l’oxygéne et éviter le ‘blackout’.
Mais rien ne fut trouvé dans les vêtements des créatures qui indique qu’elles devaient faire face au même problème.
Leur vaisseau pouvait manoeuvrer dans des forces G 10 fois supérieures
à celles de nos pilotes. Comment géraient-elles cela ?
Pas de contrôle, pas de protection, pas de source d’énergie, pas
de carburant. Ce sont les choses que Corso lista. À côté de ceci, Corso nota que:
- Le vaisseau lui-même était un circuit éléctrique
- Que les vêtements de vols - ’peaux de vols ’ est une meilleure
description- que les créatures portaient étaient fait d’une sustance dans laquelle la structure atomique était allongée,
renforcée dans sa longueur, pour fournir un sens directionnel à tout courant appliqué dessus. Les ingénieurs
découvrirent que cette peau était un pur conducteur, fonctionnant comme la peau du vaisseau lui-même, et qu’elle avait
la pure habilité à protéger les porteurs, tout en conduisant un champ éléctronique de quelconque nature. Où était la jonction
physique entre le pilote et le vaisseau? Est ce que c’était le pilote lui-même qui servait de commutateur?
Corso nota le ‘ bandeau de tête ’ avec senseurs qui avait
tant intrigué les officiers à Roswell et qui le fascinait aussi. Si, comme il le supposait, cet objet récupérait les signatures
éléctroniques du cerveau des créatures, quand faisait-il?
Corso pensait que cet objet transmettait ces signaux éléctroniques du
cerveau au système de commande du vaisseau pour contrôler la vitesse, la direction et la hauteur. Peut être que ce ‘bandeau
de tête’ devait être ajusté individuellement à chaque pilote, ou peut être que le pilote était-il calibré au ‘bandeau
de tête’. De toute façon, ces ‘bandanas’ étaient les interfaces entre le pilote et le vaisseau. Mais cela
ne résolvait pas la question de l’absence de cables, de manettes ou de volants.
Peut être la réponse était non pas dans la forme des contrôles mais dans
la façon dont le vêtement, le ‘bandana’, le cerveau de la créature et le vaisseau en entier travaillaient ensembles.
En autres termes, quand Corso regardait la fonction entiére du système, la synchronisation entre le ‘bandana’,
la conductivité du vaisseau, et la structure des peaux, qui travaillaient aussi comme un circuit, il pouvait voir comment
les informations de pilotages pouvaient être envoyées du ‘bandana’ par une sorte de courant traversant les peaux
et entrant dans une sorte de panneau ou se trouvait des empreintes pour les mains de créatures.
Ces empreintes sur les panneaux, comme les décrivent les rapports, ressemblaient
aux empreintes de mains laissées au « Grauman’s Chinese theater » à Hollywood.
Les instructions éléctroniques étaient transmises directement du cerveau
de la créature, puis le long de son corps et ensuite à travers les panneaux dans le vaisseau lui-même. Comme si ce vaisseau
était seulement une partie du corps de la créature?
Mais quelque chose manquait. Les moteurs.
A nouveau , Corso retombait dans l’idée de fonctions aux delà des
structures. Les débris et le vaisseau indiquaient qu’un moteur ne s’était pas détaché au moment du crash. Un moteur
conventionnel n’est jamais au premier endroit. Ce qu’ils ont trouvés c’est que le vaisseau semblait avoir
la capacité d’accumuler, comme un conducteur, une grande quantité de courant.
Et si le vaisseau était lui-même le moteur, avec un courant continu provenant
d’une autre source et qu’il stockait (emmagasinait) comme un grand condensateur? Cela serait comme charger des
batteries pour une voiture éléctrique et de la conduire jusqu’à ce que ses batteries soient vides. Ce n’est pas
diffèrent d’une voiture que l’on remplit d’essence ou qu’un avion plein de carburant volant et atterissant
avant la panne sèche.
Corso suspectait le vaisseau de Roswell de n’être qu’un condensateur
qui stockait le courant, qui était dirigé et controlé par le pilote et était capable de se recharger d’une quelconque
façon.
Mais quels étaient les moyens de propulsion et de direction? s’il
y avait une force qui fonctionnait de la façon dont ils pensaient, cela n’expliquait pas comment elle était crée et
dirigée. Début Septembre 1947, les scientifiques qui étaient allés à Wright Field pour voir les débris, spéculèrent que le
potentiel éléctronique de l’appareil de Roswell rappelait les expériences d’antigravités des Allemands et des
Anglais de 1920 à 1930.
Le Général Twining fut rapporté avoir dit plus d’une fois que le
nom de l’ingénieur en électricité Serbe et inventeur du courant alternatif, Nikola Tesla, revenait souvent dans la conversation
parce que les scientifiques qui avaient examinés le vaisseau endommagé avaient décrit la façon dont il devait convertir une
champ électromagnétique en un champ d’antigravité.
Et bien sur, le vaisseau rappelait l’avion de combat Allemand qui
avait fait son apparition vers la fin de la Deuxième Guerre Mondiale mais qui était en développement depuis les années 30.
Tesla et un certain nombres d’autres scientifiques Européens avaient
été les pionniers dans la conversion restreinte de petites zones d’antigravités à partir de champs magnétiques.
Toutefois, l’effort pour développer des avions par antigravité
ne porta jamais ses fruits parce que l’essence et les réacteurs fournirent une parfaite technologie d’armement.
Mais la théorie de l’antigravitation n’était pas inconnue
même si elle n’était pas très bien comprise, et sans une source d’énergie comme une petite pile nucleaire, rien
n’était réalisable.
Et si le vaisseau était capable de porter assez d’énergie et avait
une capacité de stockage pour garder son énergie, comme une batterie volante très avancée? Alors il devait avoir toute l’énergie
nécessaire pour propager et générer une vague directionnelle par déplacement de ses pôles magnétiques.
Si la théorie de l’onde magnétique portait par des ingénieurs comme
Paul Biefeld et Townsend Brown dans les années 20, à l’Institue de Californie pour les Études Avancées, était fidèlement
rapportée alors la théorie sur le vol par antigravité existait avant la Deuxième Guerre Mondiale.
En fait, des prototypes en forme de disques étaient sur les planches
à dessins de l’Institue de Californie avant la guerre. C’est juste que personne ne prêtait attention à eux aux
USA. Les allmeands avaient développes et fait voler des soucoupes volantes, même si cela na pas eu d’impact dans la
guerre à venir à part stimuler une course entre les USA et la Russie pour récupérer le plus possible de technologie Allemande.
Ainsi, même si les ingénieurs avaient tenté de fabriquer des avions en formes d’ailes et avec succés, le vaisseau spatial
de Roswell avec sa vraie fonctionnabilité qui dépassait tout ce qu’ils avaient, comme voyager dans l’espace,
représentait un challenge technique pratique pour les scientifiques.
Ils savaient ce que faisaient les EBEs mais ils ne pouvaient pas le dupliquer.
Les rapports, de Corso pour les R&D, analysaient les types de technologies qu’ils devraient développer pour construire
une défense crédible contre ce vaisseau ou pour en construire un eux-mêmes.
Dans ces notes pour le Général Trudeau, Corso passa en revue toutes les
implications technologiques qu’ils pourrraient récolter du vaisseau de Roswell.
Il écrivit aussi ce qu’il comprenait de la technologie par champ
magnétique et comment des ingénieurs non conventionnels avaient brouillonnés des prototypes ‘antigravitiques’
dans le siècle.
Corso suggéra que tout ceci pointait dans la même direction: Ils possédaient
un vaisseau et pouvaient exploiter industriellement ses composants en incluant cette énergie par antigravité et le contrôle
de navigation par ondes cérébrales.
Pour cela, ils devaient avoir le conseil de scientifiques qui pourraient
éventuellement faire parti de leurs ‘brain trust’, des individus en qui ils pourraient faire confiance et
parler des débris de Roswell.
C’étaient ces scientifiques qui travaillaient habituellement avec
les premiers fournisseurs des R&D et pourraient leur dire comment les approcher dans leur divisions au R&D pour des
consultation privées et sécurisées.
Corso espérait que l’évaluation des choses qu’ils possédaient
de l’EBE et de son vaisseau pourrait leur apporter quelques solutions sur les problémes physiologiques connus des astronautes
durant les vols spaciaux.
Au début des années 60, les astronautes Américains et Russes avaient
fait leurs premiers vols orbitaux et avaient subis les effets négatifs de l’apesanteur pendant leurs missions.
Malgré les déclarations officielles comme quoi l’homme pouvait
voyager dans l’espace, les docteurs disaient que même de courtes périodes en apesanteur désorientaient extrêmement les
astronautes et que plus le vol était long, plus les symptômes devenaient inconfortables.
Ils étaient tracassés par la perte de la force physique, la réduction
de la capacité musculaire du coeur et du diaphragme, la réduction de la capacité des poumons et la perte de la résistance
à la flexibilité des os.
Les créatures éparpillées sur le sol désertique de Roswell semblaient
complétement adaptées au voyage spatial. Juste examiner ces créatures était une énorme opportunité.
L’oxygène renouvelable et les provisions de nourriture étaient
les directions à prendre et dans les années 60, les ingénieurs de la NASA étaient prêt à dessiner des façons de recharger
l’atmosphère à l’intérieur d’une capsule et de fournir de la nourriture.
Les R&D donnèrent un coup de main. Ils développèrent un processus
d’irradiation de la nourriture qui fournit encore aujourd’hui les bases de la nourriture non réfrigérée dans les
vaisseaux spaciaux.
Mais la réadaptation du corps d’un homme à la gravité terrestre
après un voyage en apesanteur était un autre problème à résoudre.
La physiologie des EBEs fournissait un important indice. Ils devaient
examiner la façon d’entraîner les astronautes physiquement ainsi ils seraient plus adaptés aux périodes en apesanteur
et à la désorientation spatiale. Dans le même temps, ils devaient développer des rations nutritionnelles qui ne seraient pas
exagérées dans un système digestif qui aurait besoin de compenser la perte de la gravité.
Il n’y avait pas de moyens de préparer de la nourriture à bord
du vaisseau et ils ne savaient pas comment ils stockaient la nourriture ou même ce qu’ils mangeaient.
S’ils devaient voyager dans l’espace, il était clair qu’avec
ce que l’armée avait trouvé à Roswell, qu'en fait une culture avait développé la technologie pour le faire, alors les
R&D devaient trouver un moyen pour nourrir les pilotes dans l’espace.
Mais avant, ils devaient développer un moyen pour préserver la nourriture
qui ne nécessiterait pas une réfrigération ou une consommation excessive d’énergie.
Le problème des voyages spatiaux longues distances n’était pas
encore résolu en partie parce qu’ils comptaient sur les moyens de propulsions conventionnels qui mettraient les astronautes
dans de grandes périodes de tensions physiques.
Ils n’avaient pas non plus de moyens pour réajuster les astronautes
à la gravité Terrestre après un long voyage dans l’espace comme la station Russe MIR.
Corso suggéra à Trudeau, dans son rapport, que ce n’était pas explicitement
la mission des R&D. La NASA devrait commencer à préparer les candidats astronautes dès leurs présences à l’école.
« Si nous entraînons nos astronautes depuis leur enfance comme nous le
faisons pour les athlètes, nous créerons un groupe d’officiers capables, physiquements, d’entrer dans la nouvelle
génération de voyage dans l’espace. » écrit Corso. Il sut que Trudeau avait passé cette recommandation a la NASA parce
qu’elle créa un camp d’entrainement pour les futurs astronautes quelques années à peine après le départ de Corso
de ce service.
Derrière l’entraînement des astronautes pour les voyages spatiaux
avec des moyens conventionneles, l’examen de l’EBE et du systéme de propulsion possible du vaisseau posait d’autres
questions.
Et si, en plus d’être bio-fabriqués pour les voyages spatiaux,
les EBEs n’étaient pas soumis aux mêmes forces que celles auxquelles les pilotes humains devaient faire face?
Si les EBEs utilisaient une technologie par propagation d’ondes
comme propulsion par antigravité, alors ils voyageaient à l’intérieur d’une sorte d’onde électromagnétique
ajustable. Corso suggéra à Trudeau d’étudier les effets physiologiques sur les humains après une longue exposition à
cette sorte d’énergie générée par la propagation d’une onde électromagnétique. Les biologistes avaient besoin
de déterminer comment cette radiation pourrait désorganiser l’activité des cellules dans le corps humain. Peut-être
que la peau externe, en un seul morceau, portée par les EBEs, leur offrait une protection contre les effets d’une onde
électromagnétique.
Bien que l’armée des R&D ne fit jamais ces études parce que
les problèmes médicaux sur les voyages spatiaux étaient gérés par la NASA à travers des contrats avec les militaires, des
recherches médicales indirectes furent conduites des années plus tard. Les études entourants les effets physiologiques sur
des personnes vivants à côte des lignes à hautes tensions et sur celles utilisants des téléphones portables furent peu concluantes.
Bien que certaines personnes argumentaient qu’il y avait de hautes
incidences sur ces groupes de personnes, d’autres argumentaient du contraire.
Derrière cela, pour que l’homme puisse atteindre des destinations
au-delà du système solaire, une technologie de propulsion radicalement différente était nécessaire pour atteindre une vélocité
à, ou, au-delà de la vitesse de la lumière.
Dans l’esprit de Corso, ce n’était rien de plus qu’une
confirmation comme quoi les recherches sur l’électromagnétisme dans les années 20, les expériences sur les soucoupes
pour les développements d’un vaisseau par les Alliés, montraient la voie pour une nouvelle génération d’appareils.
Corso savait que ses rapports étaient lus dans les hautes sphères de
l’armée parce que la recherche top-secréte a continué jusqu’à aujourd’hui à travers les designs et les systèmes
de propulsions du Stealh fighter et des prototypes de bombardiers sub-orbitaux, développés à Nellis et Edwards, maintenant
sur les planches à dessins et qui peuvent voler à des vitesses supérieures à 7000 miles/heure.
Après avoir fini son rapport sur les opportunités qu’ils pouvaient
tirer des EBEs et du vaisseau, Corso tourna son attention à compiler une petite liste des opportunités immédiates qu’ils
pouvaient atteindre aux R&D avec les articles récupèrés dans l'écrasement.
C’étaient des choses spécifiques, pas comme les questions théoriques
sur la physiologie des EBEs ou de leur vaisseau. Bien que pour certains ces objets soient banales, chacun de ces objets, avec
une intervention directe des R&D, engendrerait une industrie technologique entière de laquelle sortirait de nouvelles
armes militaires.
Parmi les objets de Roswell, les questions et les problèmes venant de
l'écrasement de Roswell, sur la liste préliminaire de Corso, qui nécessitaient un plan de développement ou simplement une
investigation de la part des scientifiques militaires, se trouvait:
- Intensifieurs d’images, qui deviendraient plus tard « vision de
nuit » - Fibre optique - Fibres à « super tenacité »
- Lasers - Alliage métallique avec alignement moléculaire. - Circuits intégrés
et miniaturisation des circuits logiques. - HARP (High Altitude Research Project) - Projet horizon (base lunaire) - Pile atomique
portable ( énergie propulsion ionique) - Nourriture irradiée - « Troisième cerveau » système de guidage (bandeau de tête
EBE) - Faisceau à particules (« Star wars » armes anti-missiles) - Systèmes de propulsions électromagnétiques. - Projectiles
d’uranium appauvrit.
Pour chacun de ces articles dans la liste de Corso, le Général Trudeau
chercha dans les fichiers des ressources humaines et trouva les noms de scientifiques qui travaillaient sur des projets de
la défense ou sur des projets Alliés dans les Universités où Corso pourrait aller pour des conseils et des consultations.
Corso ne fut pas surpris de voir von Braun apparaître à chaque problème de propulsion de fusée. Von Braun avait été enregistré
en 1959 lorsqu’il avait annoncé que les militaires Américains avaient acquis une nouvelle technologie suite à des recherches
top-secrétes sur les ovnis.
Corso ne fut pas surprit non plus de voir le nom de John von Neumann
à côté de la mention de l’étrange tranche en silicone avec des empreintes argents. « Si ceci est ce à quoi je pense,
alors cela doit être » dit le Général Trudeau , « des circuits imprimés. Il y a une seule personne à qui nous pouvons
en parler »
Le Dr Robert Sarbacher était une personne importante à contacter dans
notre liste parce qu’il avait travaillé au « Research and Development Board » pendant l’administration de Eisenhower.
Non seulement Sarbacher avait été consulté par les membres de l’Amiral
Hillenkoeter et par le groupe de travail sur les ovnis de Général Vandenberg dans les années 50, mais il avait fait parti,
aussi , de la décision originale du Général Twining pour envoyer tout les débris de Roswell à Wright field pour examens préliminaires
avant de les envoyer à la recherche militaire.
En 1950, Sarbacher, commentant la nature des débris, dit qu’il
était sur que la légèreté et la solidité de ces matériaux devraient être très soigneusement étudiées par les laboratoires
gouvernementaux qui avaient pris possession des débris après l'écrasement. Parce qu’il était toujours bien informé sur
les débris de Roswell, le Dr Sarbacher était un autre candidat pour les R&D.
Ils listèrent aussi le Dr Wilbert Smith qui dans un mémo au contrôleur
des télécommunications, en novembre 1950, avait demandé au gouvernement Canadien d’enquêter, avec urgence, sur la nature
de la technologie extraterrestre que les USA avaient récupéré de véhicules extraterrestres crashés. Il implora le gouvernement
de faire un effort substantiel pour utiliser la technologie extraterrestre.
Le Général Trudeau plaisanta sur le fait que même si le Dr Smith savait
qu’ils avaient récupéré de la technologie à Roswell, il ne savait pas réellement ce que c’était. « Je ne peux
pas attendre pour voir sa tête lorsque vous ouvrirez votre serviette devant lui, Phil » dit le Général Trudeau.
Chacun de ces scientifiques maintenaient des relations avec beaucoup
de fournisseurs de la défense durant les années 50.
Le Général Trudeau avait aussi des relations avec des fournisseurs de
l’armée qui travaillaient sur des nouveaux systèmes d’armements pour les militaires.
C’étaient avec des compagnies comme, Bell Labs, IBM, Monsanto,
Dow, General Electric, et Hughes que le Général Trudeau voulait discuter à propos des produits technologiques qu’ils
avaient compilés avec le dossier de Roswell aux R&D.
« Vous allez commencer à appeler nos amis scientifiques » dit le Général
Trudeau, « et prendre tout les rendez-vous que vous voulez. ».
« Où serez-vous Général?» demanda Corso.
« Je vais faire aussi quelques voyages « dit il, »d’abord au chef
d’équipe pour être sur que nous aurons le bugdet, discret, dont nous aurons besoin, ensuite à quelques personnes auxquelles
je veux parler une fois que vous aurez le retour de la communauté scientifique sur les projets de votre liste. »
« Ou d’abord? » demanda Corso.
« Qu’aimeriez vous? » répondit le Général
« Nous allons travailler sur les intensifieurs d’images pour quelques
temps » dit Corso, « Nous avons même entre nos mains les articles sur lesquels travaillaient les Allemands à la fin de la
guerre. »
« Hé bien, pourquoi ne faites-vous pas un voyage préliminaire à Fort
Belvoir » dit le Général Trudeau, « ils ont un projet de vision de nuit en route depuis les 10 dernières années, mais il ne
donne rien de comparable à ce que vous avez en votre possession. »
« Je m’occupe d’abord de cette chose » dit Corso.
« Oui, Phil, mais vous allez quitter cet uniforme et mettre un vrai costume
d’avocat » ordonna le Général, « et ne prenez pas votre voiture ringarde » Trudeau vit Corso faire les gros yeux.
« Tout ce que vous allez faire, c’est d’alimenter un projet
», continua Trudeau, « Ils ont aussi des voitures ringardes, mais vous allez leur donner un grand choc. Après les avoir vus,
vous disparaitrez et j’assignerai un projet de vision de nuit ici pour voir le développement. »
« Personne ne saura » dit-il, «comme vous le pensez, la visionneuse de
nuit de Roswell va mettre une graine dans l’esprit de quelqu’un à Fort Belvoir puis elle fera parti d’un
long projet historique. Elle disparaîtra, comme vous, dans l’histoire du développement. »
« Oui, Monsieur » dit Corso. Corso réalisa combien ce travail serait
solitaire.
« Bonne chance, Phil » dit le Général Trudeau, « soyez sur que personne
ne sache ce que vous faites et je ferais en sorte que vous ayez tout le budget dont vous aurez besoin ».
C’était le début.
Corso salua le Général mais celui-ci tendit sa main et Corso la serra.
Un Lieutenant Général affectant l’argent pour son budget de développement
et un Lieutenant Colonel cherchant quelqu’un pour développer une protection visuelle inoffensive qu’un GI inconnu
avait ramassé dans le sable à côté d’un ovni crashé dans une roche à côté de Roswell au cours d’un orage 40 ans
plus tôt.
Quelle paire ils faisaient.
=====
chapitre 10
INTENTIONS HOSTILES ET L’AUTRE GUERRE FROIDE
Le projet avait officiellement commencé.
Le Général Trudeau alla voir son patron au Pentagone pour commencer le
processus de financement des nouveaux articles qu’ils avaient identifiés dans leur budget des R&D. Corso rentra
chez lui et essaya son costume trois pièces.
Le Président Eisenhower avait dit une fois À Corso qu’il croyait
toujours un homme qui portait une veste, et corso n’avait jamais oublié ceci.
Bien que certaines fois le Président lui demanda de porter son uniforme
pour des réunions spéciales où il devait avoir le look militaire, Corso portait, habituellement, un costume pendant son travail.
Mais après ses années passées à la base de missiles de Red Canyon et dans la tenue de combat en Allemagne, Corso avait perdu
l’habitude de porter des vêtements civiles.
Néanmoins, après toutes ces années, il devait à nouveau porter des vêtements
civiles comme 95% des types à Fort Belvoir, peut-être la base militaire la plus importante dans tout le district militaire
de Washington.
Fort Belvoir était une de ces bases où les activités d’entraînements
et les test d’armes étaient une forme efficace de couverture pour ce qui serait connu comme le secret vital de Fort
Belvoir. Le Fort se trouvait à 30 minutes du Pentagone et c’est là-bas que prit place une des recherche les plus secrètes
sur la technologie des ovnis.
Belvoir hébergait l’école militaire des services techniques et
maintenait une base de donnés vitale sur les tests de balistiques et sur les développements de nouvelles armes.
Mais sur sa face cachée, Fort Belvoir était le berceau où les officiers
du NSC (National Security Coucil), qui avaient le niveau de sécurité valable, pouvaient s’entraîner.
Même des années après le départ à la retraite de Corso, des histoires
traînaient à propos d’archives sur les ovnis qui étaient stockées à Fort Belvoir, celles-ci incluant des photos et même
des films sur la récupération de vaisseaux extraterrestres par les militaires.
Ce que quelques personnes savaient, c’est qu’il y avait une
unité d’élite de l’Air Force qui opérait à l’extérieur de Fort Belvoir et qui était responsable de la récupération
des ovnis tombés. C’est pourquoi Fort Belvoir devint le dépôt des films classifiés sur les ovnis.
Ces secrets sont restés à Fort Belvoir, gardés de très prés, pendant
des années, et à la longue, ce stockage s’est enveloppé de mystère.
Pour ceux qui suspectent le genre d’information gardée à Fort Belvoir,
Fort Belvoir garde une partie des légendes entourant le cover-up militaire sur les ovnis.
Corso était en route pour cette base afin de parler du projet de vision
nocturne et pour voir les dossiers Allemands de la Deuxième Guerre Mondiale qu’ils possédaient sur les viseurs infrarouges
que les Nazis essayaient de déployer pour leurs troupes de combats nocturnes.
Ces viseurs étaient encombrants, peu maniables, pesaient très lourds
et laissaient l’infanterie très encombrée. Ces viseurs ne furent jamais efficaces pour la guerre mais ils montraient
l’énorme promesse que pouvait avoir une armée qui pourrait manoeuvrer autour d’un ennemi aveugle et impuissant.
C’était la promesse qui tourmentait aussi bien les forces Soviétiques
qu’Américaines dans les derniers mois de la guerre, au moment où ils approchaient des installations des armes secrètes
Allemandes.
Les forces Américaines mirent en sécurité toutes les archives Allemandes
sur les viseurs nocturnes mais ce n’est que lorsqu’ils regardèrent à l’intérieur du véhicule tombé à Roswell,
et qu’ils purent voir une aube brumeuse, qu’ils réalisèrent le potentiel de la vision nocturne.
Ils comprirent cela peu après que le véhicule soit emmené à Wright field
et que le Général Twining fit son rapport initiale sur le fait qu’ils étaient l’ennemi aveugle et impuissant face
aux yeux des EBEs.
Ces créatures contrôlaient nos cieux noirs. Ils observaient les humains
avec une facilité qui n’amusa pas les Américains jusqu’à ce qu’ils aient à leur tour leurs propres lunettes
de visions nocturnes, des années plus tard, et permettent ainsi, d’élever le niveau de jeu contre eux.
L’Oldsmobile bleue de Corso n’était sûrement pas une arme
secrète dans l’arsenal Américain mais elle transportait la description d’un minuscule composant qui deviendrait
une des armes les plus efficaces pendant la Guerre Froide.
Les Guérilleros utilisent la nuit elle-même comme une arme pour passer
les lignes ennemis sans être repérés. Mais équipez une équipe avec des lunettes de vision nocturne montées sur des chars ou
des véhicules d’observations, ou sur un hélicoptère planant au-dessus de la zone de combat, et soudainement la nuit
devient le jour et les ennemis invisibes deviennent, dans votre viseur, comme une proie pour un chasseur.
Pour les EBE, les humains étaient les proies et ils savaient que ces
EBEs surveillaient leurs défenses, étudiants les avions qu’ils envoyaient pour les chasser, et planants autour des satellites
expérimentaux qu’ils lançaient. Ils pouvaient les voir sur les radars.
Les EBEs avaient un avantage sur eux tant qu’ils n’auraient
pas acquis une habilité technologique suffisante pour avoir une défense pouvant leur faire des pertes trop importantes et
ainsi éviter une guerre de grande ampleur.
Ce n’était pas seulement un avantage pour eux de récupérer le maximum
de technologie extraterrestre lors des rencontres avec eux, mais c’était aussi un des facteurs qui les obligait à garder
le silence sur la présence extraterrestre.
S’il n’y avait pas d’ennemi public, il n’y aurait
pas de pression de la part du public pour qu’ils fassent quelque chose. Ils dénièrent donc tout sur l’activité
extraterrestre mais pendant ce temps, ils planifièrent, mesurèrent leurs intentions hostiles et poussèrent le développement
d’armes qui réduiraient l’avantage des EBEs.
Tout cela n’aurait pas été possible si les américains n’avaient
pas reçu d’aide de la part de leurs vieux adversaires, les Russes et les Chinois.
Les Soviétiques ne laissaient aucuns doutes sur leurs intentions de dominer
le monde à travers leur révolution Communiste et défiaient les USA même avant la fin de la Deuxième guerre Mondiale.
En 1948, le rideau de fer était tombé au-dessus de l’Europe de
l’Est et les Soviétiques essayaient de mettre les USA dans une position d’assouvissement.
C’était des temps difficiles, pas seulement difficiles pour le
monde libre mais pour le monde entier qui était sous une menace militaire et sous un pouvoir bien plus grand que les forces
combinées de l’Amérique, de la Russie et de la Chine.
Ils ne savaient pas, au début, ce que les EBEs voulaient, mais ils savaient
qu’entre les mutilations de bétail, la surveillance de leurs installations d’armements secrètes, les étranges
rapports sur les enlèvements d’êtres humains, leurs bourdonnements incessants autour des lancements dans l’espace,
habités ou non habités, les EBEs n’étaient pas seulement juste des visiteurs amicaux et courtois disants, « Hello! nous
ne vous voulons pas de mal ». Ils nous voulent du mal, et les Américains le savaient. Le problème était qu’ils ne pouvaient
rien faire, et tout ce qu’ils essayeraient de faire devrait rester secret ou cela créerait une panique mondiale, pensaient-ils.
La Guerre froide était une énorme opportunité pour eux, parce qu’elle
leur permettait d’améliorer leurs préparations militaires pour combattre, publiquement, les Communistes pendant que
secrètement ils créaient un arsenal et une stratégie pour se défendre contre les extraterrestres.
En fait, la Guerre Froide, aussi réele et dangereuse qu’elle était,
était aussi une couverture pour eux afin de développer une détection planétaire et un système de défense qui regarderait aussi
bien dans l’espace qu’en Russie. Et les Soviétiques faisaient exactement la même chose, regardants au même moment
en haut et en bas.
Dans une tentative de coopération tacite, les Soviétiques et les Américains,
pendant que chacun tentait de prendre l’avantage sur l’autre durant la Guerre Froide, cherchaient à développer
une défense contre les extraterrestres.
Quand le Président Reagan fit la démonstration à Mikhail Gorbachev que
les USA étaient capables de déployer une défense de missiles anti-missiles et de la tourner contre les extraterrestres, tout
les prétextes de la Guerre Froide prirent fins et le grand monolithe Soviétique en Europe de l’Est commença à s’effri
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